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?Pour une Indian Ocean touch?

26 novembre 2004, 00:00

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Herintsalama Rajaonarivelo est le président du Groupement du Patronat malgache, le FIVMPAMA qui organise cette semaine une exposition sur l?artisanat malgache. Il croit fermement dans le partenariat malgacho-mauricien et veut même aller plus loin

● Comment se portent les entreprises malgaches, deux ans après la crise qui a secoué le pays ?

? Elles se portent mieux aujourd?hui. Après la crise de 2002, le tissu des petites et moyennes entreprises (PME) était en lambeaux. Mais la plupart de ces entreprises ont réussi à se maintenir, grâce à leur faculté à s?adapter et à diversifier leurs activités et services. Nos entreprises sont aujourd?hui ouvertes à des partenaires étrangers comme les Mauriciens.

● Avez-vous aujourd?hui confiance dans l?économie de votre pays ?

? Oui. Nous sommes à la recherche de nouveaux marchés et n?avons pas de temps à perdre. J?ai fait partie de délégations qui ont effectué des missions dans des pays comme les Etats-Unis, l?Allemagne, la Suisse, l?Afrique du Sud? J?entrevois aujourd?hui un axe de développement à travers le Common Market for Eeatern & Southern Africa (Comesa) et l?Africa Growth and Opportunity Act (Agoa). Et Maurice et Madagascar sont des partenaires privilégiés, sur cet axe.

● Quels sont les avantages que Madagascar peut offrir à ses partenaires commerciaux ?

? Madagascar a des atouts spécifiques : une main-d??uvre qualifiée et bon marché, des coûts de production réduits, d?immenses superficies, 5 000 km de côtes sans hôtels, une faune et une flore uniques? Tout les blocages ont disparu, notamment au niveau du foncier. Lorsque le Malgache a cédé sur ce dernier point, il a lancé un signal fort aux investisseurs.

● Pourtant, il y a encore beaucoup d?indécis. Quel message souhaitez-vous leur envoyer ?

? Que Madagascar offre des garanties à l?investissement, tant au niveau politique que commercial, reconnues par la Banque mondiale. Il existe aujourd?hui une one-stop shop pour obtenir toutes les autorisations en trois jours. C?est vrai qu?il y a des investisseurs qui hésitent encore et ce sont eux qui font le plus de bruit. Mais il y en a d?autres qui viennent.

14 000 km de routes seront aménagées en deux ans et il y a des sociétés allemandes, malaisiennes, coréennes qui sont déjà à pied d??uvre (?) Depuis deux ans, les choses ont changé à Madagascar. Et ce changement est déjà intégré dans les m?urs du gouvernement malgache. Par exemple, la loi sur les finances pour 2005 a fait l?objet de concertations, ce qui est unique à Madagascar.

● Quelles sont vos attentes du Salon de l?artisanat ?

? Il faudrait que Madagascar et Maurice soient les deux piliers de l?océan Indien. Le secteur privé malgache souscrit complètement à ce projet. Nous avons une expertise dans l?artisanat, dans la fabrication de meubles, dans la décoration. Maurice est reconnue pour son tourisme. Nous souhaitons aller plus loin en disant par exemple qu?il faut introduire une Indian Ocean touch. Nous tendons la main à nos frères Mauriciens, à eux maintenant de la saisir.

Propos recueillis par T. C.

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