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Poulets morts : premières analyses remises en cause
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Poulets morts : premières analyses remises en cause
UNE réunion animée a eu lieu hier entre les techniciens du ministère de la Santé et les vétérinaires du ministère de l?Agriculture. Ces derniers ont eu le dernier mot sur le sort à réserver aux 12 tonnes de poulet issues de l?élevage de Trois Ilots et retirées du marché depuis samedi.
Les poulets élevés pour le compte de FAIL n?iront pas sur les rayons malgré la demande officielle du groupe. Ces 12 tonnes de volaille sous scellés dans les chambres froides des commerces sont toujours suspectes aux yeux des vétérinaires. Les techniciens de la Santé, qui étaient pour une levée de l?interdiction, sont plus nuancés depuis qu?ils ont eu les résultats des analyses faites en Afrique du Sud à la demande du groupe FAIL.
Les 38 000 volailles seraient mortes de bronchite néphrétique et les vétérinaires de l?Agriculture préfèrent rester prudents. D?autant plus que les échantillons auraient été envoyés en Afrique du Sud sans contrôle des autorités. Le Dr Lewis Prayag précise qu?il attend les résultats des examens toxicologiques effectués en Angleterre.
Christian Rivière, responsable de la communication du groupe FAIL, affirme que toute décision des autorités est respectée, dans l?intérêt des consommateurs. Il ajoute que le groupe a toujours respecté les normes de qualité et d?hygiène. L?incident de Trois Ilots est un cas isolé, affirme-t-il, et le groupe va lancer une campagne d?information pour les consommateurs.
Parallèlement, les vétérinaires de l?Agriculture mènent une enquête sur tous les élevages de poulet. Le taux normal de décès est de 7 % à 8 % alors que celui de Trois Ilots a été de 28 % dans ce cas précis.
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