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Potentiel de 500 emplois sur les paquebots de croisière

19 mai 2006, 00:00

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Arvish Keerpah, 27 ans, est serveur à bord du Queen Elizabeth 2 depuis quatre ans, avec déjà trois tours du monde à son actif. S?il est rentré au pays le 26 avril, il compte regagner Southampton, Angleterre, le 15 juin, pour embarquer de nouveau sur ce paquebot. D?autres croisières autour du globe l?attendent, notamment dans les Caraïbes et la Méditerranée?

?C?est une grande expérience. Les salaires sont alléchants. Je suis vraiment très fier de travailler à bord du Queen Elizabeth 2 qui sera à Port-Louis très probablement en mars 2007?, confie Arvish.

Cette vie de rêve est à la portée d?autres jeunes Mauriciens. Le capitaine René Sanson, directeur exécutif du département du transport maritime (shipping) de Rogers, estime à 500 le potentiel d?emplois à bord des paquebots de la Mediterranean Shipping Co Ltd (MSC) et d?autres compagnies maritimes.

Déjà en juillet et octobre, cinquante autres Mauriciens seront recrutés. Certains travailleront sur paquebots de ligne britanniques, Princess Cruise Line et Cunard Cruise Line, dont le Queen Elizabeth 2 et le Queen Mary 2. D?autres seront embauchés sur les paquebots américains du Disney Cruise Line.

Ces recrues seront principalement affectées au service hôtelier (hotel staff), où ils seront cuisiniers, serveurs, femmes de chambre et réceptionnistes. Actuellement quelque 125 Mauriciens sont employés par ces trois compagnies maritimes. Mais à bord des navires du Disney Cruise Line, il y a également des housekeeping managers, des purchasing officers et des sous-chefs de cuisine.

Dave Goboodun, agent recruteur pour les compagnies britannique et américaine, commente : ?Non seulement cela crée des emplois, mais cela ouvre des perspectives aux jeunes. Cela va les encourager à suivre des cours de formation à l?Ecole hôtelière.? A propos de la formation, il estime que les cours de l?Ecole navale à l?intention du hotel staff devraient être à temps partiel. Cela permettra aux candidats sélectionnés de préserver leur emploi sur les paquebots. ?Les cours de formation à l?Ecole navale sont trop longs?, dit-il.

<B>Augmenter le nombre de Mauriciens</B>

Cette opinion est partagée par le capitaine René Sanson. ?Il y a un potentiel de contrats pour 500 Mauriciens pour travailler sur des paquebots de croisière de la MSC et autres compagnies maritimes. Mais il y a une condition toutefois : que la contrainte majeure soit éliminée. Si les contrats ne se sont pas matérialisés dans bien des cas, c?est justement à cause de ce problème particulier de la durée de formation. En Europe et en Asie, cette formation est de cinq jours seulement. Tandis qu?à Maurice, elle est de cinq à six semaines. Il suffit pourtant seulement de familiariser l?hotel staff avec les éléments de sécurité de base à bord?, dit-il.

La MSC, représentée à Port-Louis par Rogers également, compte augmenter le nombre de Mauriciens qu?elle emploie sur ses paquebots. On ne sait encore combien seront embauchés mais ces nouveaux employés travailleront à bord du Musica qui doit sortir du chantier naval en juillet. Ils rejoindront ainsi la quinzaine d?autres compatriotes qui sont déjà à bord d?autres paquebots de la MSC.

Depuis janvier, cinquante Mauriciens sont partis rejoindre les paquebots de croisière de Louis Cruise Lines en Europe, portant à 75 le nombre de Mauriciens employés à bord de cette compagnie cypriote. Il s?agit toujours principalement de hotel staff. Mais en raison de la contrainte déjà évoquée, au moins 25 recrues sélectionnées par Rogers attendent encore d?être formées par l?Ecole navale avant de pouvoir prendre leur emploi à bord des paquebots.

?Notre bilinguisme est un autre avantage, sans toutefois être une nécessité. Ceux que nous employons sont de bons éléments car, avant d?être recrutés, ils doivent faire preuve d?un stage à l?Ecole hôtelière et d?un emploi de deux ans au moins dans un hôtel quatre ou cinq-étoiles?, ajoute le capitaine Sanson.

En dehors des lignes de croisière déjà mentionnées, 130 autres Mauriciens travaillent à bord du Club Med II, voilier qui porte le nom du célèbre groupe hôtelier. Le potentiel existe réellement.

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