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Positions nuancées des syndicats vis-à-vis du «Pay Research Bureau»

7 février 2008, 00:00

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Les centrales syndicales restent prudentes par rapport à deux propositions que le Pay Research Bureau (PRB) a rendues publiques dans le cadre de son prochain rapport prévu pour la seconde moitié de mai.

Si certains sont d?accord sur le principe de repousser de 60 à 65 ans l?âge de la retraite des fonctionnaires, ainsi que sur l?introduction d?une pension contributive, d?autres le sont moins.

Pour accorder leurs violons, les centrales syndicales les plus concernées par la fonction publique ont constitué un front uni lors d?une réunion aujourd?hui. La position à prendre devant certaines propositions n?a pas encore été décidée.

Après la réunion avec les officiers du PRB hier après-midi, Deepak Benydin, président de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions (FPBOU), n?était pas très réjoui. S?il avoue que la réunion s?est bien déroulée, il manifeste sont désaccord sur le principe même de pension contributive et de repousser l?âge de la retraite.

Sur ce dernier point, il affirme que «nous ne sommes pas entièrement d?accord. Maurice n?est pas encore prête pour ça. On ne peut pas nous comparer avec des pays comme le Canada où le travail excède la demande. Ici, nous n?avons pas encore résolu le problème du chômage».

Quant à la pension contributive, il a peur d?une anguille sous roche. «Les fonctionnaires contribueront à hauteur de 6 % et le gouvernement 12 %. Qui nous dit que dans l?avenir, le gouvernement ne va pas réduire sa part de cotisation pour arriver à une situation où c?est l?employé qui cotisera la totalité ?» Deepak Benydin ajouter que cette proposition est «inacceptable».

La crainte du piège est également présente à la State Employees Federation (SEF). «Certaines personnes sont prêtes à travailler après 60 ans, mais d?autres n?en sont plus capables physiquement. Il faut donc des options. Attention à ce que le PRB rende l?option de 65 ans si attrayante en apparence que les gens tombent dans le piège», affirme Radakrishna Sadien, président de la SEF.

Lors de la rencontre qu?il a également eue avec le PRB hier, il a fait ressortir l?importance de la formation et souhaite qu?à l?instar du secteur privé, qui verse 1 % de ses revenus dans un fonds pour la formation, le secteur adopte une formule similaire. Il souhaite également que les travailleurs soient représentés sur les high-powered committees de la fonction publique.

En revanche, à la Fédération des syndicats du service civil (FSSC), l?on est d?accord sur le principe des deux propositions du PRB. Mais là aussi, son président, Toolsyraj Benydin, reste nuancé. «Nous ne savons pas encore sous quelle forme la pension contributive viendra.» Tout en souhaitant que le plan de pension soit relié avec l?âge de la retraite, le syndicaliste demande également que l?âge de la retraite soit optionnel. Il précise toutefois qu?il faut rester ouvert aux discussions et demande une réunion urgente avec le PRB.

Beejaye Coomar Appanna, directeur du PRB, tient à rassurer. «Nous n?allons pas toucher aux droits acquis. Les fonctionnaires pourront choisir s?ils acceptent la réforme des retaites ou pas.»

Cependant, ceux qui optent pour le statu quo auront des augmentations salariales moindres que les autres. «Il y aura une hausse, mais elle ne sera pas la même que les autres. Déjà ils n?auront pas les 6 % de hausse que nous allons accorder pour contribuer à la pension», avance Beejaye Coomar Appana.

Le PRB a débuté sa campagne d?explication en janvier 2007. Depuis, il a rencontré plus de 400 syndicats pour discuter de la technicité de la pension contributive et de l?âge de la retraite.

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