Publicité
Polémique sur le Fonds de Solidarité
Le gouvernement crie au scandale. Dans son rapport sur les comptes du National Solidarity Fund (NSF) pour l?année financière 2004-2005, le directeur de l?audit relève des points négatifs.
Pour le Conseil des ministres, qui a examiné ce document hier, il faut conclure à une mauvaise gestion par le précédent régime. « Il y a eu des largesses dans plusieurs cas», déclare Sheila Bappoo, ministre de la Sécurité sociale. Les dépenses du NSF de 2003 à 2005 sont montrées du doigt, celles courantes passant de Rs 6,4 millions à Rs 14,1 millions.
Sam Lauthan, ancien ministre de la Sécurité sociale, se défend. « Le fonds est géré par un board indépendant», dit-il, dont le secrétaire financier, un représentant de la Mauritius Employers? Federation et des syndicalistes qui siègent au conseil d?administration du fonds. « S?il y a eu augmentation des dépenses, c?est parce que de nouveaux créneaux d?aides aux plus démunis avaient été trouvés », explique-t-il. Il cite le paiement des frais d?examens aux enfants démunis et le financement de cours de l?IVTB à des prisonniers pour faciliter leur réinsertion. « Le social est un vaste domaine, mais la ministre Bappoo n?y comprend rien. Nous avons ici encore une fois la preuve que le gouvernement est anti-ti dimoun.»
Le directeur de l?audit a également critiqué l?octroi de Rs 468 454 à 23 bénéficiaires pour démarrer un petit business ou rembourser un prêt-logement ou encore construire une maison. « C?est totalement contre la loi régissant le NSF », commente Sheila Bappoo.
Publicité
Publicité
Les plus récents