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Poiniven Soomoo : ?Je ne savais pas à qui était la voiture?
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Poiniven Soomoo : ?Je ne savais pas à qui était la voiture?
Le pilote d?Air Mauritius Poiniven Soomoo a, lors d?une longue déposition au Central Criminal Investigation Department (CCID), hier, affirmé qu?il ne savait pas, au début de la transaction, à qui appartenait la Mercedes qu?il avait acquise pour le compte de sa tante de 65 ans, Niladevi Vythelingum, résidant en Angleterre.
Le pilote, en présence de son avoué, Me Pazhany Rangasamy, a déclaré aux enquêteurs que les milieux concernés chez Iframac lui avaient fait comprendre que le vendeur de la voiture attendait la conclusion de la transaction avant de dévoiler son identité. Ce n?est que peu de temps avant qu?il ne prenne possession de la voiture, soit le 3 septembre 2003, qu?il a su qu?il s?agissait du commissaire de l?Independent Commission against Corruption, Navin Beekarry. Le pilote avait cru que celle-ci appartenait à sir Binod Bacha, en raison de la lettre B sur la plaque d?immatriculation.
Il a pris possession du véhicule le 3 septembre et ce n?est que le 26 septembre qu?il a reçu l?acte de vente d?Iframac. L?homme a expliqué aux enquêteurs que la voiture avait coûté la bagatelle de Rs 1,6 million et qu?une partie du montant fut payée par des office cheques tirés par sa tante. Il aurait déboursé le reste, soit Rs 450 000.
La voiture, explique le pilote, est utilisée par sa tante quand elle vient à Maurice régulièrement chaque année, sinon c?est lui-même qui s?en sert, a-t-il indiqué aux enquêteurs.
Lors de la déposition, Poiniven Soomoo a également déclaré ses avoirs et fourni des détails sur ses biens immobiliers et son salaire comme pilote chez Air Mauritius. Lors de la prochaine étape, les enquêteurs vérifieront les documents douaniers ainsi que les détails sur la transaction auprès d?Iframac.
Ce n?est qu?après avoir étoffé ce dossier que le commissaire Beekarry sera interrogé, probablement d?ici deux semaines. Le syndicaliste Jack Bizlall avait allégué que cette transaction était entâchée d?irrégularités et a même utilisé le terme de ?blanchiment d?argent? dans sa déposition. L?enquête a pris une nouvelle impulsion après que le Directeur des poursuites publiques eut donné le feu vert au CCID pour interroger Navin Beekarry qui souhaitait que ce soit la Financial Intelligence Unit qui mène l?enquête.
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