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Pognon rêve du jackpot
Ronald Pognon, premier Français à descendre sous la barre des 10 secondes sur 100 mètres, prédit une course ouverte à Helsinki et veut croire en ses chances.
En l'absence du Jamaïcain Asafa Powell, détenteur du record du monde, le Français, qui a réalisé 9"99 le mois dernier, sera l'un des prétendants dans l'épreuve reine.
?Powell évidemment, c'est la cible. Nous avons tous envie de le battre. Ce sera sans lui mais on y peut rien?, regrette le Martiniquais, âgé de 22 ans. ?Tout le monde aura sa chance, l'Américain Gatlin, le Ghanéen Zakari... Et même moi, on ne sait jamais.?
Pognon a réalisé le meilleur temps de sa carrière le 5 juillet à Lausanne, devançant Zakari et Gatlin, le champion olympique, pour effacer des tablettes le vieux record de France de Daniel Sangouma.
Cette performance, qu'il lui faudra sans doute réitérer s'il veut atteindre la finale en Finlande, fait de lui le premier Français à figurer parmi les favoris d'un 100 mètres aux championnats du monde.
?Je pense qu'il faudra courir sous la barre des 10 secondes dès les demi-finales?, prévient Pognon, qui doublera sur 200m et dit vouloir atteindre la finale sur les deux distances, même si le 100m reste sa priorité.
Après avoir commencé à 14 ans par le demi-fond, qu'il abandonna en raison de la difficulté des entraînements, puis tâté du 110m haies, il a finalement opté pour le sprint. Il devient champion d'Europe juniors sur 200m en 2001 puis champion d'Europe espoirs en 2003 sur 100m.
En 2004, avant les Jeux olympiques d'Athènes, il décide de rejoindre la métropole pour s'entraîner avec Guy Ontanon, qui s'occupe également de Christine Arron, l'ancienne championne d'Europe du 100m.
En Grèce, il atteint les demi-finales sur ses deux distances de prédilection. ?Aux Jeux d'Athènes, j'étais là pour apprendre et j'ai appris beaucoup de choses?, dit-il.
Le Français estime que l'année écoulée depuis les JO a été satisfaisante de par la régularité de ses performances, si l'on excepte sa course d'Oslo, vendredi dernier, où il a dû se contenter d'un temps de 10"16 et d'une quatrième place.
?A Oslo, j'avais perdu ma fluidité. Après le stage de Castres, je saturais un peu. J'ai voulu y aller en force, j'ai un peu 'bourriqué?, explique-t-il. ?Mais cela ne m'inquiète pas. j'ai fait lundi une bonne séance avec Christine Arron, une séance de survitesse où j'ai retrouvé mes sensations de Lausanne. On verra bien samedi.?
Ce jour-là se disputeront les deux premiers tours du 100m, les demi-finales et la finale ayant lieu lundi. Le 200m débutera mardi. Les demi-finales auront lieu le lendemain et la finale sera courue jeudi.
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