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Plus qu?une bouée de secours : Les premiers soins

3 août 2007, 00:00

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Ne croyez pas les as du sick leave (congé maladie): loin de pouvoir être planifiés, les accidents, maladies et autres problèmes de santé sont le plus souvent du domaine de l?impondérable. Ah les fâcheux ennuis au quotidien : blessures, brûlures, malaises. S?ils ne nécessitent pas toujours une ambulance, ils disent le besoin d?avoir à portée la fameuse trousse de secours, et parfois l?aide d?une tierce personne capable d?atténuer les petites souffrances de la cuisine ou de la table à repasser.

Les premiers soins sont en effet des gestes simples mais efficaces : ?tout dépend de la gravité de la situation. Ces soins permettront d?éviter des séquelles plus ou moins sérieuses vant l?intervention médicale à proprement parler, nous explique un médecin de Beau-Bassin. Si le sang coule, le saignement peut être stoppé par une simple pression du pouce sur le point d?hémorragie, ou par un tourniquet en haut de la plaie.? Une fois le saignement arrêté on pourra appliquer un bandage, en attendant de voir un médecin.

Les accidents domestiques sont multiples, de la simple brûlure, qui ?peut être remédiée en plaçant la zone brûlée sous une grande eau? à des cas de chocs électriques, où les gestes de secours doivent être doublés de bons réflexes comme couper le courant.

Les premiers soins peuvent être cruciaux en cas d?accidents de la route. Chaque minute compte lorsqu?il y a eu choc violent, saignement intense, blessures profondes et pertes de connaissance.

Surtout dans un contexte où la non assistance à personne en danger, moralement condamnable, est en passe d?être pénalement sanctionnée. ?En cas de perte de connaissance d?une victime d?accident grave, et après avoir alerté les secours, on peut prendre le pouls de la personne. S?il y a saignement, arrêter l?hémorragie peut sauver la vie de la victime. En effet, la perte de sang, en grande quantité, en plus d?affaiblir le métabolisme, peut occasionner une chute de tension artérielle, qui peut précipiter le décès d?un blessé?, explique le médecin.

?Enfin, si on soupçonne une douleur atroce, il faut agir avec précaution avant de bouger le corps de la victime, ou ne pas essayer de la bouger.? On peut d?ailleurs jauger a priori de la gravité de la situation au degré de mobilité de la victime.

Il y a aussi des cas de figure insolites où les premiers soins sont une connaissance très utile : comme lorsque quelqu?un s?étouffe avec un morceau de viande avalé de travers.

~Les premiers soins peuvent être cruciaux en cas d?accidents de la route. Chaque minute compte lorsqu?il y a eu choc violent, saignement intense, blessures profondes et pertes de connaissance.~

Si la loi n?a pas encore été modifiée pour obliger les gens à porter secours à leur prochain en danger, les trousses de secours sont entrées dans la culture des entreprises, où, en principe, chaque département doit posséder son First aid kit.

Il en va de même dans les écoles : ?imaginez que pour une piqûre de guêpe ou une intoxication alimentaire, on ne trouve rien à administrer.? Dans un cas de choc anaphylactique, à la suite d?une piqûre, la mort peut survenir. La culture des premiers soins, c?est aussi celle de la prévention : celle qui consiste par exemple à bannir des cacahuètes et tout produit à base d?huile d?arachide dans les menus servis à bord d?un avion, par exemple, qui peuvent causer chez certains sujets des allergies très graves.

Des gestes de premiers soins doivent enfin aussi faire partie de la culture du médecin traitant lui-même : ?Si je dois faire une injection contre l?hépatite B, le patient peut avoir des réactions. Je ne pars jamais sans ma trousse et mon adrénaline à administrer.?

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