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Planète Terreur

2 novembre 2007, 00:00

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Dans une petite ville, William et Dakota Block, un couple de médecins, constatent que leurs patients sont soudainement frappés par la gangrène et affectés par un regard vide et inquiétant...

De son côté, Cherry, go-go danseuse, s?est fait arracher la jambe lors d?une attaque. Wray, son ex-petit copain, veille sur elle. Mais Cherry a beau être au plus mal, elle n?a pas dit son dernier mot?

Tandis que les malades se multiplient et deviennent des agresseurs enragés, Cherry et Wray prennent la tête d?une armée destinée à empêcher l?épidémie de se propager. Si des millions d?individus sont contaminés et beaucoup succombent, une poignée d?entre eux se battra jusqu?au bout pour se réfugier dans un lieu sûr...

Afin de rendre hommage aux films de séries B qui les ont bercés, les réalisateurs Quentin Tarantino et Robert Rodriguez ont décidé, à l?origine, de tourner Grindhouse, un double programme identique à ceux diffusés dans le cadre des systèmes d?exploitation Grindhouse (ces salles de cinéma qui projetaient des doubles programmes déjantés, mêlant violence et érotisme, entrecoupés de bandes-annonces). Les deux films, avec de fausses bandes-annonces en guise d?entracte, empruntent aux genres populaires de cette époque : le Planète terreur - un film Grindhouse de Robert Rodriguez est un film de zombie, alors que le Boulevard de la mort - un film Grind House de Quentin Tarantino est un ?slasher road-movie? meurtrier dans la veine de Duel ou Hitcher. Il est à noter que le concept du double programme avec fausses bandes-annonces en guise d?entracte, parfaitement en phase avec le système d?exploitation Grindhouse, fut jugé inhabituel pour les pays européens par la production du film. C?est ainsi qu?il ne passa pas les frontières américaines. Les frêres Weinstein, producteurs du projet, décidèrent donc que le film serait coupé en deux pour tous les pays non-anglophones.

Le film est un double programme identique à ceux diffusés dans le cadre des systèmes d?exploitation Grindhouse, salles de cinéma mélangeant violence et érotisme...

Robert Rodriguez admet qu?en griffonnant les quelques notes qui vont donner naissance à Planète terreur, il a déjà conscience de ressusciter un genre désuet que plus personne n?exploite. ?Personne n?avait réalisé de film de zombie depuis très longtemps?, explique-t-il. Depuis, la mode du mort?vivant est revenue sur grand écran, grâce à Danny Boyle (28 jours plus tard) et Zack Snyder (L?Armée des morts), avant que le maître du genre, George A. Romero ne revienne y mettre sa patte (Land of the dead). Loin de décourager le réalisateur, la recrudescence du zombie le motive à donner à son scénario ?un ton différent des autres films?, tout en revenant aux anciens codes du genre. D?ailleurs, il a tourné entièrement son film en numérique. Ce qui a permis aux comédiens de se sentir plus libres sans avoir à subir les contraintes techniques liées à la pellicule. Marley Shelton raconte : ?On n?a pas eu à se soucier de la durée limitée des bobines ou des rayures de la pellicule. C?est vraiment gratifiant parce qu?on peut tourner prise sur prise, jusqu?à ce qu?elle soit bonne, sans avoir à se préoccuper des contraintes techniques du 35 mm.?

Il est intéressant de noter que la même actrice joue dans l?épisode réalisé par Quentin Tarantino, Boulevard de la mort. C?est, en fait, le cas pour plusieurs des acteurs de Planète terreur, notamment Rose McGowan, et Tarantino lui-même, qui incarne ici un personnage de violeur.

BABEL

<B>La vie à rebours... </B>

En plein désert marocain, un coup de feu retentit? Il va déclencher toute une série d?événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d?un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d?isolement et de douleur...

Le titre du film fait référence à la tour de Babel, épisode biblique situé dans la Génèse. Les fils de Noé voulurent élever à Babel (nom hébreu de Babylone) une grande tour pour atteindre le ciel. Dieu, pour punir les hommes, aurait alors anéanti ces efforts, par la création de différentes langues pour les peuples vivant sur terre. Alejandro González Inárritu explique qu?il voulait ?englober toute l?idée de la communication humaine, ses ambitions, sa beauté et ses problèmes, en un seul mot?. Il a envisagé beaucoup de titres différents, sans résultat. Il s?est alors inspiré de la Génèse. Et ce fut une révélation. ?C?était comme une métaphore pour le film. Chacun de nous parle sa propre langue, différente des autres, mais nous partageons tous la même structure spirituelle.?

Pour son troisième film, le réalisateur a réuni autour de lui Brad Pitt, Cate Blanchett et Gaël Garcia Bernal. A côté de ces stars, Alejandro González Inárritu a, pour la première fois, décidé de faire appel à un casting non?professionnel, une décision qui n?était pas facile à prendre. Mais selon le réalisateur, l?apport de non-professionnels était ?la meilleure décision du film?, selon le réalisateur.

Babel a été présenté en compétition au 59e Festival de Cannes. C?est la première fois que le réalisateur Alejandro González Inárritu était en compétition. Son premier film Amours chiennes avait été présenté au Festival de Cannes en 2000 dans la Section parallèle. Babel a valu au metteur en scène le Prix de la mise en scène et le Prix du Jury Oecuménique.gremlin

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