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Plaidoyer pour l??Aid for Trade? auprès des Etats-Unis
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Plaidoyer pour l??Aid for Trade? auprès des Etats-Unis
L?aide au commerce est plus que jamais au menu des discussions économiques entre les Etats-Unis et Maurice. La première réunion du Trade and Investment Framework Agreement entre les deux pays (Tifa) a débuté hier à l?hôtel Le Méridien à Pointe-aux-Piments. Madan Dulloo, le ministre des Affaires étrangères et du commerce international, en a profité pour faire un plaidoyer en faveur de l?Aid for Trade (AFT). ?Les initiatives d?AFT peuvent nous aider à mettre les réformes en ?uvre et à développer de nouvelles capacités industrielles. Nous demandons aux Etats-Unis de soutenir notre revendication?, déclare le chef de la diplomatie.
Celui-ci a expliqué que l?objectif est d?évoluer vers une économie diversifiée qui soit globalement compétitive sans dépendre des filets de protection. Pour cela, Maurice recherche des aides financières pour rehausser ses infrastructures et développer des compétences.
En même temps, la politique économique vise à promouvoir de nouvelles industries et de nouveaux marchés. Le Tifa est une opportunité pour explorer de nouvelles niches rémunératrices. L?accord vise à faciliter les échanges de marchandises, de services et de capitaux entre les États-Unis et Maurice. La réunion entre les représentants des deux pays essaye d?identifier des créneaux porteurs de business de même que des obstacles (dont les barrières non tarifaires au commerce) à la réalisation des objectifs de l?accord.
Maurice cherche aussi à élargir les opportunités d?exportation de biens et des services dans le marché américain. Le business process outsourcing (BPO) est un créneau rémunérateur potentiel qui intéresse la partie mauricienne.
Le gros des exportations mauriciennes (les vêtements principalement) vers le marché américain ces dernières années s?est fait sous l?Africa Growth and Opportunities Act (Agoa). Mais la non-obtention de la dérogation du third country fabrics a fait chuter le business. ?Si nous allons poursuivre notre lobbying pour obtenir la dérogation, nous sommes aussi pleinement conscients qu?il faut explorer d?autres opportunités sous l?Agoa?, dit Madan Dulloo.
Florizelle Liser, adjointe au représentant américain du commerce en Afrique, a indiqué que la chute dans les exportations de vêtements vers les Etats-Unis est compensée par une croissance dans les exportations de seafood et de bijoux, entre autres.
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