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Pires : ?Domenech nous crispe?

29 octobre 2004, 20:00

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Sorti à la mi-temps de Chypre-France le 13 octobre dernier, le milieu d'Arsenal, Robert Pires, s'exprime sans détour dans France- Football, hier, sur sa rancoeur envers Raymond Domenech.

Le joueur aux 79 sélections n'apprécie pas le manque de confiance et les méthodes du sélectionneur. Extraits.

Dire que le Gunner n'a pas apprécié son remplacement à Nicosie est un doux euphémisme : « Si le match avait eu lieu au Stade de France, je n'y serais pas resté ! Je me serais enfui, vexé, énervé, déstabilisé, tout ce que vous voulez. Quand le sélectionneur à dit : «Daniel (Moreira) tu remplaces Robert», je n'y croyais pas. C'est la première fois de ma vie sportive que je traverse un moment pareil».

Devenu remplaçant également avec Arsenal dimanche contre Manchester United, Pires confirme qu'il n'est actuellement pas au top de sa forme : «Physiquement, je ne suis pas à 100 % de mes moyens, je le sais. Moralement ça va mieux. Ca va même très bien ».

Son début de saison avait pourtant été explosif avec le club londonien avec lequel il a inscrit pas moins de six buts en huit matches. Entre Arsenal et l'équipe de France, le contraste est saisissant : « En Angleterre, j'ai la chance d'avoir Arsène Wenger, qui me connaît, qui me place, moi et les autres, dans les meilleures conditions possibles de réussite. Il règne entre nous une confiance totale qui n'existe pas ailleurs. En sélection, jusqu'à présent ce n'est pas le cas».

Le milieu de terrain des Bleus n'y va pas par quatre chemins pour fustiger le comportement et le manque de confiance de Raymond Domenech à son égard : « Rien dans ses attitudes ne me permet de penser qu'il me fait confiance. J'ai l'impression d'être à l'école, d'avoir vingt ans et de commencer à jouer au foot. On aurait besoin que Domenech nous libère, or, il nous crispe par ses attitudes, ses paroles, ses commentaires. Il y a des turbulences entre moi et lui. Il ne m'énerve pas. En revanche, je dois l'énerver. »

Le joueur d'Arsenal avait pourtant accueilli la nomination de son coach en Espoirs comme une vraie satisfaction. Depuis, la relation entre les deux hommes s'est soudainement refroidie : « Je l'avais eu pendant quatre ans et franchement j'en gardais un bon souvenir. Mais alors, depuis, je peux vous l'assurer, qu'est-ce qu'on déchante !»

Si Claude Makelele a préféré quitter la sélection peu après l'arrivée de Domenech, Robert Pires, 31 ans, souhaite, lui, poursuivre l'aventure et repousse toute idée de retraite inter-nationale : « Je ne suis absolument pas dans cet état d'esprit. Les Bleus, j'en rêve encore ! Je veux aller jusqu'au bout avec cette équipe, je veux montrer ce que je sais faire. J'ai cette patience, et, surtout je crois en moi.»

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