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Petit règlement de comptes? en famille
«Un acte commandité », « un règlement de comptes »? Dans les milieux proches de la police, la séquestration, l?agression et le vol dont a été victime Régis Lim Qua Choy un éleveur de Terre-Rouge, mardi, ne serait pas l??uvre de personnes étrangères à la famille. Au c?ur de l?affaire : une dispute autour d?un partage de biens.
Dans sa déposition faite au poste de police de Terre-Rouge, il raconte comment il a été surpris dans sa cour par quatre individus encagoulés. Ligoté puis battu, il a été séquestré dans une des chambres avec son épouse et leurs enfants. Les ravisseurs ont emporté un fusil caché sous un lit, des bijoux, puis ont pris la fuite à bord de la voiture des Lim Qua Choy.
« Nous avons des pistes sérieuses qui nous poussent à penser qu?il s?agit d?un règlement de comptes », explique un officier de police proche de l?enquête. Plusieurs éléments tendent vers cette hypothèse. Il y a d?abord le fait que les agresseurs s?en soient pris seulement au chef de la famille, épargnant son épouse Maryline et leurs deux enfants.
Les limiers de la police de Terre-Rouge se demandent également pourquoi les malfaiteurs ont fait main basse uniquement sur les bijoux de la mère de Régis Lim Qua Choy. Selon la déposition qu?il a faite à la police, le montant du butin s?élèverait à Rs 200 000, argent inclus.
L?agression même dont a été victime l?éleveur fait sourciller les enquêteurs. « Li pa fine gagne baté brite. Les blessures qu?a subies la victime sont superficielles. Il a certes des ecchymoses sur le corps mais aucune fracture. Les agresseurs ont utilisé un wiar en plastique pour le rouer de coups comme s?ils voulaient lui donner une leçon », explique un enquêteur.
Relations conflictuelles
L?équipe chargée de l?enquête dirigée par le chef inspecteur Bhojesh Domun, étudie à la loupe toutes les pistes possibles. Elle passe également au peigne fin les relations conflictuelles qu?entretenaient certains membres de la famille. « Il y a fort à parier que cette agression est le fruit d?une situation qui s?est envenimée depuis des années. Nous avons des raisons de penser qu?un des proches est étroitement mêlé à l?affaire à cause de l?incroyable insensibilité dont il a fait preuve quant à cette agression? »
Aucune piste ne sera négligée : « Nous allons devoir mener une enquête très minutieuse. » Les activités professionnelles de Régis Lim Qua Choy intéressent aussi la police qui se pose des questions par rapport à son train de vie.
« On ne peut plus dormir tranquille »
Les enquêteurs disent regretter que ce nouvel incident contribue au sentiment d?insécurité « alors que c?est une affaire tout à fait différente ». Dans le quartier, à la rue Gobin Mahadewoo, les voisins s?interrogent effectivement par rapport à la montée en flèche des vols dans le quartier. « On ne peut plus dormir tranquille maintenant », s?indigne un des voisins de la victime qui dit avoir appris la nouvelle, jeudi.
Premawtee Manaram, un laboureur d?une cinquantaine d?années, se désole que ce coin qu?elle a connu si paisible soit maintenant la cible de bandits. « Nous n?avons rien entendu du fait que la famille habite à l?écart. »
La propriété, qui se trouve à la rue Gobin Mahadewoo, est entourée d?un haut mur de presque neuf pieds et est clôturée par une lourde porte en fer forgé cadenassée. La police est persuadée que c?est là qu?elle trouvera les pièces manquantes du puzzle.
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