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Petacchi est impérial !

11 juillet 2003, 20:00

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Une ligne droite longue de deux kilomètres avec une chaussée large de onze mètres. L?arrivée à Lyon était une véritable offrande pour les sprinters. Évidemment, Petacchi ne pouvait laisser passer ça. Auteur d?un sprint encore plus impressionnant qu?à l?habitude, l?Italien s?est imposé d?au moins deux longueurs. Et pourtant, O?Grady et Geslin avaient tout fait pour mettre fin au règne de Petacchi.

O?Grady et Geslin partent à l?aventure

Comme la veille, l?étape démarrait sur un coup de panache. Après quelques tentatives de leurs confrères, Anthony Geslin (Brioches-La Boulangère) et Stuart O?Grady (Crédit Agricole) lâchaient le peloton quelques hectomètres avant le premier sprint intermédiaire de Devay (km 36,5). Les deux compères s?entendaient très bien et laissaient rapidement le peloton à distance respectable. 7?50 après 68 kilomètres de course, plus de 14 minutes dix kilomètres plus tard, l?écart grimpait à une vitesse vertigineuse. Il allait atteindre 18 minutes aux alentours de La Voinerie (km 81). O?Grady, 41e du classement à 1?46 de Victor-Hugo Peña, était évidemment maillot jaune virtuel.

Mengin devance Finot chez les grimpeurs

C?est à ce moment que le peloton décidait de sortir de sa torpeur. Doucement, l?ogre revenait sur les deux baroudeurs du jour. Petit à petit, sous l?impulsion des Jean Delatour et la FDJeux.com, l?écart descendait et repassait sous la barre des dix minutes au sommet de la côte des Echarmeaux (3e catégorie). Christophe Mengin, qui passait en tête du peloton, prenait la troisième place et en profitait pour repasser devant Frédéric Finot au classement des grimpeurs.

Dans les cinquante derniers kilomètres, la Fassa Bortolo de l?incroyable Alessandro Petacchi prenait les choses en main. Ils accéléraient le tempo, le peloton s?étirait et l?écart baissait sensiblement. En haut de la côte de Lozanne (à 26,5 km de l?arrivée), O?Grady et le jeune Geslin comptaient encore trois minutes d?avance. Les deux hommes pouvaient commencer à y croire.

Une condition : bien s?entendre jusqu?au bout. C?est ce qui se passait. Malheureusement, à moins d?un kilomètre de la ligne, la meute des sprinters revenait inexorablement. La suite, on la connaît, Petacchi s?imposait et prenait enfin le maillot vert.

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