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Peines plus sévères contre ceux qui ne nettoient pas

6 août 2006, 20:00

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La sensibilisation du public seule ne suffit pas. Les dalles sont toujours couvertes d?eau, les cours pleines d?ordures, foyers par excellence des moustiques, vecteurs du chikungunya. Les autorités réfléchissent à d?autres moyens pour faire les gens changer d?attitude, notamment en musclant davantage le Public Health Act. Par ailleurs, le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun, compte faire le point sur le plan d?action contre le chikungunya.

Toute personne qui ne respecte pas les normes sanitaires préconisées par les autorités pour combattre le chikungunya sera verbalisée. Deux options sont à l?étude : la contravention directe, exigeant une amende fixe et l?augmentation des amendes.

<B>Verbaliser un habitant</B>

Actuellement, avant de verbaliser un habitant, les inspecteurs sanitaires lui donnent un avertissement avant de le poursuivre. Cependant, jusqu?ici, les visites des inspecteurs sanitaires dans les cours des habitants ne sont pas régulières, sauf après plainte du voisinage.

Cette décision s?avère nécessaire, selon les autorités, car la mobilisation de la communauté reste toujours timide. ?Elle ne semble pas mesurer l?ampleur du problème. D?où le fait qu?il nous faille désormais agir et ce en sachant que ces amendements à la loi peuvent aider à combattre le chikungunya?, soutient une source au ministère de la Santé. D?autant que le combat contre le chikungunya réside avant tout dans un environnement propre, qui n?est pas propice à la propagation des moustiques.

<B>Fonds additionnels</B>

La Santé attend un avis du parquet avant que le gouvernement ne donne son aval sur l?orientation à donner à cette question. Vu l?impopularité de certaines décisions budgétaires récentes, ces amendements à la loi peuvent créer un froid au sein de la population.

Parallèlement, le gouvernement ajoute des fonds additionnels en plus du montant alloué par le ministère des Finances dans le budget. Il y a eu, entre autres, un million dédié à la sensibilisation. Cette hausse a été nécessaire pour, entre autres, prévoir un plus grand nombre de health surveillance officers, au port et à l?aéroport, d?inspecteurs sanitaires et des heures supplémentaires.

Toujours dans le but de créer un sursaut de la communauté, le pays a été divisé en treize zones dont dix sous-zones. 130 comités ont été constitués, avec l?apport de la société civile, pour être des médiateurs avec la population. Ils suivent une formation de Communication Behaviorial Impact, un autre moyen de faire changer le public d?attitude.

Ces personnes doivent faire un suivi régulier chez les particuliers tout en les conseillant sur les différentes formes de la maladie liées au Chikungunya. ?La société civile sera un relais important pour faire changer de comportement au sein de la communauté. Nous misons beaucoup dessus, tout en accompagnant avec d?autres mesures telle une campagne de communication très élaborée, dont un battage médiatique, sur le sujet?, précise un des membres du comité inter-sectoriel sur la question.

Ce suivi touchera 288 localités et impliquera plus de 1 500 personnes sur le terrain. La formation des enseignants et des directeurs des ressources humaines des entreprises privées est également prévue.

De plus, du point de vue d?un haut fonctionnaire à l?hôtel du gouvernement, il s?agira dans certains cas d?avoir recours au privé, pour le nettoyage du pays : ?Avec les procédures au sein de la fonction publique, cela va pendre trop de temps, par exemple, pour l?achat des camions. Beaucoup de choses se font sur le terrain, il s?agit d?en intensifier d?autres, pour un été qui ne soit pas miné par le chikungunya.?

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