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Paul Bérenger : Hors du programme MMM, pas de solutions

26 septembre 2004, 20:00

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Après Gaëtan Duval et Boodhoo, Paul Bérenger confie ses impressions, sur l?actualité d?il y a 25 ans, à Alain Gordon-Gentil. Il récuse la perception d?un sondage de la SOFRES, insinuant que PMSD et MMM seraient perçus comme des partis plus violents que le PTr. Quand le gouvernement provoque des affrontements, il faut s?attendre à des réactions de même nature. Le MMM, parti d?opposition, doit se défendre par lui-même. Le PTr, parti au pouvoir, compte sur la police pour se défendre. Au rappel des débuts révolutionnaires et du dénigrement initial par le MMM de la prise du pouvoir à travers des élections démocratiques, Bérenger s?insurge contre le PTr, se prétendant démocrate et respectueux des institutions et de la Constitution, mais qui ne se gêne guère pour contourner allègrement les exigences de la démocratie. Il cite, à cet effet, le renvoi, ô combien arbitraire, des élections législatives de 1972. Des explosions, comme celle d?août 1979, ne font que suivre les entorses travaillistes au bon fonctionnement de la démocratie. Bérenger considère normale l?existence de tendances diversifiées au sein du MMM, tendances allant du trotskisme au ?droitisme?. Il ne faut pas craindre une influence intempestive de ces tendances, en cas de prise du pouvoir, car celle-ci reposera sur un programme gouvernemental qui sera respecté à la lettre par tous. Nul ne proposera des solutions ne faisant pas partie du manifeste électoral mauve. Les ?désordres? d?août 1979 sont une réponse spontanée d?une frustration insupportable face à une fermeté excessive dans l?application des lois pro-patronales. Comment éviter la colère des ouvriers quand le pouvoir favorise indûment les intérêts patronaux et bourgeois ? Le MMM propose pacifiquement le rappel du Parlement et le gouvernement répond en prônant une fermeté agressive. Le Premier ministre accepte la solution pacifique du rappel du Parlement. Son conseil des ministres le désavoue et entend renforcer cette fermeté. Celle-ci ne résout aucun problème et les rend encore plus complexes. L?étiquette de parti violent peut à la rigueur effrayer une petite bourgeoisie timorée de nature mais pas la classe ouvrière qui comprend cet ultime recours à la violence quand échouent les négociations pacifiques. Contrairement à ce que pensent certains, le MMM est le parti le plus démocratique qui soit, allègue Bérenger. Quid du PSM d?Harish Boodhoo ? Ce parti répond au besoin d?une petite catégorie sociale. Il ne s?est pas rangé carrément à gauche. Il s?essouffle. Il finira comme l?IFB, prédit le secrétaire général du MMM.

Dans ?l?express? du 26 septembre 1979, Raj Meetarbhan salue l?arrivée du système éducatif ?new look? qui apparaît à l?horizon avec la mise en place du CPE (Certificate of Primary Education). Ce certificat de fin d?études primaires commandera l?admission dans les collèges d?Etat et entraînera l?abolition de la classe boursière. Le CPE est mis au point après des années de recherches, menées par les techniciens du MIE et de Murray House à Londres. La réforme prendra effet en 1980. Elle réduira le cycle primaire d?une année, supprimera un des deux examens éprouvants pour les écoliers, il donnera aux langues orientales le statut de sujets d?examens. L?ancien certificat de VIe comprend quatre sujets obligatoires (anglais, mathématiques, géographie, français). Chaque année, 80% des boursiers viennent des villes, en raison du handicap rencontré dans la maîtrise du français par les écoliers des régions rurales. Les avis divergent quant à la suppression de l?examen du français pour rendre la compétition plus équitable. D?où le recours à une autre formule de décompte des points : les épreuves d?anglais et de mathématiques sont obligatoires. Les meilleurs points obtenus dans deux des trois sujets subsidiaires (français, langues orientales, géographie) s?ajoutent à ceux obtenus en anglais et maths. La méthode statistique, dite de ?variance? est aussi adoptée pour la correction des épreuves. Hélas ! le CPE n?entraînera pas la suppression du fléau des leçons particulières. Pour cela, il faudrait atténuer la qualité d?enseignement que la perception générale alloue aux différents collèges de l?île. Le CPE, enfin, sera à 100% mauricien, tout comme l?examen national au niveau de la Form III (?) et, Meetarbhan l?espère, la SC (Senior Certificate) que remplacera un Mauritius School Certificate.

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