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Paul Bérenger « dégoûté » du MSM

10 décembre 2006, 00:00

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La scène a duré cinq bonnes minutes avant la conférence de presse. Paul Bérenger partageait une blague bruyante avec ses lieutenants. Devant les photographes, le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) a réussi son coup : une séance photo dont les vedettes étaient Ajay Gunness, Rajesh Bhagwan, et lui-même, arborant une mine plus que vivifiante.

Et cela juste avant l?annonce des sujets de la conférence de presse, notamment l?Icac et les relations politiques avec le Mouvement socialiste militant (MSM). La bonne humeur cède alors la place au sérieux et au ton menaçant. Et depuis son retour de Madagascar mercredi dernier, Paul Bérenger affiche une certaine fermeté.

Virulente sortie contre l?Icac

Alors que la première partie de la conférence de presse est une virulente sortie contre l?Icac et le gouvernement (voir en pages 12-13), sur le plan politique, Paul Bérenger se dit carrément « dégoûté » du MSM. « Le MMM a pris note des déclarations et zigzags de Pravind Jugnauth. Nous sommes tellement dégoûtés que nous ne voulons même pas mentionner ce qu?il a dit », assène alors le leader des Mauves.

Poursuivant sur le même ton, il précise que « toute formation souhaitant s?allier avec nous doit garder une chose en tête : nous sommes actuellement le premier parti politique à Maurice, loin devant le MSM et surtout devant le Parti travailliste depuis les récents événements ». Dans la foulée, il tient à souligner qu?il a eu vent de la proximité affichée entre le Parti travailliste et le MSM pendant et après les séances des travaux parlementaires.

Les autres points commentés par Paul Bérenger portent, ensuite, surtout sur la situation politique à Rodrigues et sa récente mission en tant qu?observateur étranger lors des élections présidentielles à Madagascar. Sur le premier sujet, il se dit « attristé par les récents événements à Rodrigues ». Il trouve aussi dommage qu?il n?était pas au pays récemment, car autrement, il aurait « envoyé une petite équipe en guise de solidarité, sans intention d?ingérence ni de parti pris » à Rodrigues.

Concernant les élections présidentielles malgaches, il s?est joint aux observateurs de l?Union africaine, de la Commission de l?océan Indien et de la Southern African Development Community (SADC) pour qualifier l?exercice électoral « d?acceptable ». Ceci malgré les failles et déséquilibres notés. Selon Bérenger, cette stabilité démocratique ne peut qu?être « bénéfique » à la réputation de notre région.

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