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Pas de... cadeau pour les conducteurs ivres
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Pas de... cadeau pour les conducteurs ivres
La tentation de picoler et de prendre ensuite le volant sera grande en cette période de fin d?année. Fête au bureau, soirée entre amis, dîner de Nouvel An? Mais si certains pensent qu?ils pourront échapper à la vigilance de la police, qu?ils se ravisent. Car les autorités redoublent d?efforts. La police a renforcé son effectif sur le terrain et les contrôles sont plus nombreux en décembre.
Ceux qui se rendent en boîte et qui ont pour habitude de prendre le volant après avoir consommé de l?alcool peuvent déjà commencer à réfléchir. ?Nous serons présents jusqu?à très tard et surtout à la sortie des discothèques?, prévient le chef inspecteur Ben Buntipilly.
En 2004, les alcootests ont été positifs dans 1083 cas alors que les accidents dus à la consommation d?alcool s?élèvent à 344. Pour le mois de décembre, il y a eu 21 accidents causés par des conducteurs ivres et en octobre, il y en a eu 18 contre 15 en septembre.
Personne ne sait quand il est saoul. Mais la législation a établi un barème qui permet de définir le seuil tolérable d?alcool dans le sang. Le conducteur sera contrôlé positif s?il a plus de 50 milligrammes d?alcool dans 100 millilitres de sang. Le taux d?alcool peut aussi être mesuré dans l?urine. Avec plus de 67 milligrammes d?alcool dans 100 milligrammes d?urine, le conducteur est déclaré positif.
De même, l?éthylomètre sert à contrôler l?alcoolémie. Avec plus de 23 micro-grammes d?alcool dans 100 millilitres d?air, le conducteur est bon pour le retrait de son permis. Mais plus concrètement, le conducteur est autorisé à boire, avant de prendre le volant, soit un verre de vin ou une chopine de bière ou un whisky de 40 degrés.
Cependant, la loi est plus sévère à l?égard des conducteurs de véhicules publics, à savoir les autobus et les taxis, entre autres. Dans leur cas, ils n?ont absolument pas le droit de boire de l?alcool avant de prendre le volant.
Si des malins pensent pouvoir déjouer la police avec certains produits, tels des tisanes et autres thé spéciaux, qu?ils se détrompent. ? Ces produits ne marchent pas ; le seul facteur qui permet au conducteur de se dessoûler, c?est le temps?, affirme l?inspecteur Buntipilly.
La loi a été durcie pour punir les chauffeurs qui boivent au volant. L?amende varie entre Rs 10 000 et 25 000 pour la première infraction et le conducteur peut faire jusqu?à six mois de prison. Le magistrat a aussi la possibilité de suspendre son permis de conduire. A la deuxième infraction, l?amende varie entre Rs 20 000 et Rs 50 000. La peine de prison varie entre six et 12 mois, avec le retrait de permis. Par contre, si le conducteur tue une personne alors qu?il est en état d?ébriété, la peine d?emprisonnement peut aller jusqu?à 3 ans.
<B>Des indices et des tests</B>
Une conduite anormale (voiture qui zigzague, par exemple) ou une forte odeur d?alcool sont des indices qui poussent les policiers à faire un alcootest. Si le résultat est positif, le chauffeur ne peut plus conduire sa voiture. Un policier le conduit au poste de police le plus proche. Un deuxième test est effectué pour confirmer s?il est vraiment positif. Il peut s?agir, par exemple, d?une prise de sang. ?La personne doit rester au poste jusqu?à ce qu?elle soit dégrisée?, souligne le chef inspecteur.
Autre possibilité : un membre de sa famille ou un ami peut venir le récupérer et prendre ainsi la responsabilité du conducteur ivre. Finalement, ce dernier reçoit quelques jours plus tard une lettre de la magistrature pour sa comparution en cour. Il faudra donc choisir. Boire ou conduire, mais pas les deux.
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