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Panels : l?option se précise

4 juin 2004, 20:00

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La lumière pointe au bout du tunnel de l?attribution des places réservées dans les collèges catholiques. Les responsables des collèges gérés par le Bureau de l?éducation catholique (BEC) sont quasi d?accord sur le mode d?attribution des 740 sièges réservés en Form I.

Dans la balance des préférences, la sélection d?étudiants par panels pèse en effet très lourd. Bon nombre de recteurs, enseignants et observateurs se prononcent pour la mise sur pied de ces structures.

«C?est un moyen de sélection très juste et transparent. De manière générale, il est accepté. Pour l?instant, nous n?avons pas entendu d?autres alternatives», affirme Lysie Ribot, présidente de la Secondary & Preparatory Schools Teachers & other Staff Union (SPSTSU).

Cela n?exclut cependant pas qu?un autre mode d?attribution de places réservées, comme, par exemple, par tirage au sort, pourrait avoir lieu dans certains collèges. La difficile quête de la formule idéale ne fait que commencer dans les milieux catholiques. Beaucoup de débats auront lieu jusqu?à la fin de l?échéance, le 30 juin prochain.

Pour les collèges qui se dirigent vers la constitution de panels, la définition des paramètres dans lesquels ils fonctionneront sera plus difficile.

«Cela dépendra des spécificités de chaque établissement. Un collège rural n?aura pas les mêmes pressions ni la même demande qu?un collège situé dans les villes. Définir les sous-critères qui sont greffés aux lignes directrices générales ne sera pas aisé», concède Gilberte Chung, rectrice du collège Lorette de Port-Louis.

Pression Sur Certains Collèges

Cette dernière précise cependant que les consultations avec tous les partenaires de son collège n?ont pas encore démarré. Il serait trop tôt d?affirmer que l?établissement optera pour la sélection par le biais d?un panel.

Jacques Malié, recteur du collège St. Esprit, affirme également que le panel serait une bonne solution. Il se montre cependant réaliste. «Il serait impossible de satisfaire tout le monde. J?ai toutefois déjà une petite idée de la route que nous allons emprunter».

Le problème est toutefois différent pour chaque établissement. Comme l?affirme Gilberte Chung, la pression sur des collèges ruraux est moindre puisqu?ils enregistrent moins de demandes. Ce sont surtout leurs homologues de la ville qui auront le plus de mal à définir un mode d?admission satisfaisant pour tous.

Un collège comme celui du St. Esprit n?a que 54 places disponibles. Une partie de ces places ira automatiquement à des enfants du personnel qui ont obtenu entre 15 à 20 unités aux examens du CPE et aux hardship cases. Pour le peu de places qui restent, plusieurs milliers de postulants feront une demande.

Trouver un système de tri accepté uniformément pour les départager tous sera très difficile.

Latitude Limitée

L?option «panel» séduit parce que toute la pression ne sera pas imposée au recteur seul. En déléguant la lourde tâche du choix à plusieurs personnes liées à l?établissement (enseignants, responsables du collège, anciens élèves, travailleurs sociaux), certains croient que ce système serait suffisamment transparent. Reste à savoir si ces panels sont légalement acceptables.

Les établissements secondaires n?ont cependant pas toute la latitude pour choisir la manière de remplir les 50 % des places dont ils disposent.

Déjà, tous les collèges catholiques accueilleront, pour la rentrée 2005, des étudiants ayant un aggregate dans la fourchette de 15 à 20 unités. Cela en tenant compte du critère de régionalisation. Ces places seront allouées, proportionnellement, aux élèves répartis en trois groupes : 15-16, 17-18 et 19-20 unités. Les critères hardship cases et enfants du personnel (ayant entre 15 et 20 unités) ne changent pas.

«Nous ne laissons pas une liberté totale. Un collège peut augmenter le quota d?élèves faibles, mais pas l?élite. Nous prenons des dispositions pour qu?il n?y ait plus de stars schools dans les collèges catholiques», affirme Jean-Maurice Labour, vicaire-général.

Et quid du tirage au sort ? «Cela pourrait être une solution de dernier recours», affirme ce dernier.

L?Église estime appliquer les points essentiels de la réforme

L?Église catholique se maintient-elle dans la réforme de l?éducation ? Si certains se posent la question, les responsables de l?Eglise et du BEC affirment toujours y adhérer.

«Nous mettons en pratique les points fondamentaux de la réforme, tels que le «grading» ou encore la régionalisation. La présence d?un département prévocationnel par collège, autre aspect de la réforme, est aussi appliquée», précise Jean-Maurice Labour, vicaire-général.

Seule la récente décision de ne pas convertir les quatre «star schools» du BEC (collèges de Lorette de Port-Louis et de Quatre-Bornes, collèges du St. Esprit et St. Joseph) en établissements de «Form VI» est une marche arrière par rapport à la réforme de l?éducation.

Pour certains responsables, l?Eglise applique même plus certains aspects de la réforme que d?autres partenaires de l?éducation. «Pourquoi les collèges privés et du gouvernement n?appliquent-ils pas les «mixed abilities» (aptitudes mixtes) ? J?aimerais bien que le ministre de l?Education vienne s?expliquer dessus», déclare Jean-Maurice Labour.

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