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P. Jugnauth : « Nous gouvernerons le pays jusqu?à la fin de notre mandat »
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P. Jugnauth : « Nous gouvernerons le pays jusqu?à la fin de notre mandat »
« Nos adversaires continuent à dire qu?il y aura une cassure au sein du gouvernement et que je ne pourrai pas travailler avec Paul Bérenger. C?est faux. Il n?y aura aucune cassure », a soutenu Pravind Jugnauth, leader du Mouvement socialiste militant (MSM). Il intervenait lors d?un rassemblement politique de l?alliance gouvernementale au centre social de Poudre-d?Or-Hamlet.
« Nous gouvernerons jusqu?à la fin de notre mandat comme l?ancien Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth, n?avait pas réussi à le faire », a fait ressortir Pravind Jugnauth. « Le pays a fait un grand progrès au cours des trois ans de l?alliance Mouvement militant mauricien- Mouvement socialiste militant (MMM- MSM) au gouvernement sous le leadership de Sir Anerood Jugnauth. Il reste encore beaucoup à faire pour ces deux prochaines années. » Son intervention était surtout axée sur l?ambiance dans laquelle travaillent les deux partis de l?alliance gouvernementale.
« Il n?y a eu aucune friction, aucune dissension au cours de ces trois dernières années au sein du gouvernement. Nous continuerons à travailler dans le même esprit de solidarité. Jamais le MSM travaillera encore avec le Parti travailliste », a-t-il affirmé.
«Mieux servir la circonscription»
Concernant Prakash Hurry, candidat de l?alliance à l?élection partielle au n° 7, Pravind Jugnauth s?est dit confiant de sa victoire « mais même si nous perdons, l?alliance MMM-MSM ira ensemble aux prochaines élections générales ». Il estime que l?électorat de cette circonscription va voter pour Prakash Hurry étant donné qu?il sera ministre et qu?en cette capacité, il pourra mieux servir les gens de la circonscription. Mieux que quelqu?un qui siègera sur les bancs de l?opposition.
Autres thèmes de son intervention : la réforme du système de l?éducation, et l?insécurité sous le régime du PTr avec l?existence de l?escadron de la mort et les troubles de février 1999.
Pravind Jugnauth a également sévèrement critiqué Navin Ramgoolam, leader du PTr , pour le traitement qu?il a infligé à son père, Sir Anerood Jugnauth lorsque ce dernier a été battu aux élections de 1995. Pour le leader du MSM, feu Sir Seewoosagur Ramgoolam n?avait « aucune vision économique » même s?il reconnaît que ce dernier a mené un grand combat pour l?accession du pays à l?Indépendance.
Pravind Jugnauth a aussi été très dur à l?égard de Navin Ramgoolam pour avoir boycotté le dernier discours de Sir Anerood Jugnauth au parlement et la cérémonie d?investiture de ce dernier comme président de la République. « Sir Anerood Jugnauth a quand même eu 40 ans de politique active. Il a longtemps servi le pays comme Premier ministre et aujourd?hui il est président de la République. La Constitution prévoit que sur certaines questions il doit y avoir consultations entre le président, le Premier ministre et le leader de l?opposition. Va-t-il aussi boycotter ces consultations avec le président de la République ?», s?est interrogé Pravind Jugnauth.
Il considère que « jamais plus Navin Ramgoolam ne deviendra Premier ministre ». Et de préciser que « le match au n° 7 est un match entre lui et Navin Ramgoolam » mais que cela diminue en aucune façon les qualités du candidat Prakash Hurry.
Ce dernier a, pour sa part, souligné que ce « n?est pas facile de représenter quelqu?un du calibre de Sir Anerood Jugnauth ». « Je connais les appréhensions des gens de la circonscription. Je serai à l?écoute de vos problèmes », a-t-il lancé à l?assistance.
«Election spéciale»
La réunion politique était présidée par Anil Gayan, ministre des Affaires étrangères. Commentant l?arrestation de l?assistant commissaire de police, l?ACP Sunneechurra, il a soutenu que « nous ne disons pas qu?il est coupable mais que cela prouve la détermination du gouvernement à casser les reins à la corruption ».
Pour Rajesh Bhagwan, cette élection partielle est « spéciale » car ce sera une élection de remplacement de l?ancien Premier ministre comme député de la circonscription. Il s?est concentré sur le bilan du gouvernement et considère comme une « révolution » ce qui a été réalisé dans le domaine de l?audio-visuel.
« Il y aura bientôt la télévision privée. Cela favorisera davantage la concurrence dans ce secteur », a dit Rajesh Bhagwan. Selon lui, il faut condamner Navin Ramgoolam pour son langage lors de cette campagne électorale « car notre société est fragile ».
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