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Ordre d?éviction : elle obtient gain de cause

12 mars 2005, 00:00

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Une première victoire pour Radika Boobun qui se dit victime d?un casseur. Cette Mahébourgeoise, souffrant d?un cancer à l?utérus, devait évacuer sa maison le 3 mars dernier. Mais elle a obtenu un ordre intérimaire qui lui permet d?y demeurer jusqu?au 16 mars en attendant que l?affaire soit entendue.

Après le mariage de son fils en 1995, Radika Boobun, alors employée sur la propriété sucrière de Riche-en-Eau, emprunte Rs 40 000 d?un casseur. Condition : elle doit rembourser la somme en plusieurs paiements.

Toutefois, elle reçoit du papier timbré, lui intimant de rembourser la somme de Rs 110 000. Ne pouvant régler cette «dette», Radika Boobun se retrouve en cour intermédiaire, poursuivie par le casseur, pour non-paiement. Le 6 mai 1998, elle est condamnée à payer la somme «due».

Elle apprend un peu plus tard que sa maison sera vendue devant le Master and Registrar pour ne s?être pas acquittée de la dette à la suite du jugement.

La série noire continue. En 2001, elle perd son fils. Un an après, son époux meurt. Radika se retrouve seule avec sa petite fille.

Le 26 novembre 2002, la vente de sa maison est portée devant le Master and Registrar de la Cour suprême pour la somme de Rs 110 000. Elle soutient alors qu?elle payera la somme demandée. Mais en mars 2004, le casseur, qui a acquis la maison de Radika Boobun pour Rs 100 000, demande à cette dernière de l?évacuer.

N?ayant pas d?autre solution, Radika Boobun saisit la commission sur la vente à la barre. En dépit des engagements pris envers elle et après avoir déjà payé Rs 160 000 pour un emprunt de Rs 40 000, elle reçoit la visite du chef huissier de la Cour suprême lui informant qu?elle doit quitter sa maison d?ici le 3 mars à la suite d?un ordre de «writ habere facias possessionem» rendu le 14 octobre 2004.

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