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Onze téléphones portables trouvés sous le plancher de l’hôpital de la Prison Centrale

21 décembre 2010, 20:00

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Onze téléphones portables trouvés sous le  plancher de l’hôpital de la Prison Centrale

Le service de renseignement de la prison a récupéré des téléphones, des kits mains libres et des chargeurs sous le plancher de l’hôpital de la prison de Beau-Bassin.

Il ne manque pas de caches à la Prison Centrale. Le bâtiment datant de l’époque coloniale, les détenus ont recours à toutes sortes de stratagèmes pour dissimuler des téléphones portables entre les pierres qu’ils ont descellés et le plancher.

Ce mardi 21 décembre 2010, les agents du nouveau service de renseignement de l’administration carcérale, baptisé « 24/7 », ont mis la main sur onze portables dissimulés sous  le plancher de l’hôpital de la prison. Ils ont également récupéré des cartes SIM, des chargeurs artisanaux pouvant être connectés aux douilles des cellules ainsi que des kits mains-libres.

Le tout a été remis à la police pour enquête. Les cartes SIM devront mener aux propriétaires et, par effet domino, aux détenus - sans doute leurs proches - qui les utilisent. Chaque appel passé à partir de ces téléphones sera aussi passé au crible.
Le phénomène de portables en prison n’est pas nouveau. Bien souvent, ils sont introduits par des gardes-chiourmes à qui les proches des détenus ont graissé la patte. Dans d’autres cas, les portables ont envoyés par-dessus les murs des prisons.

En octobre dernier, un téléphone portable, deux cartes SIM des deux opérateurs ainsi qu’une liste de contacts avaient été saisis sur le toit de la prison de haute sécurité de Phoenix, communément appelé La Bastille. La police de Vacoas a ouvert une enquête pour remonter au propriétaire et aux contacts.

Les portables servent à passer commande de drogue et aussi à commanditer un assassinat comme le soupçonne la police dans l’affaire Denis Fine. Sada Curpen se retrouve ces jours-ci confrontés à des éléments de preuve devant le tribunal de Pamplemousses. Selon l’accusation,  il aurait  passé un appel de sa cellule à la Prison centrale pour demander l’élimination de Denis Fine, considéré comme important  maillon du trafic de Subutex sur l’axe Paris-Plaisance.

 

 

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