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OM-Liverpool, un match pour l?histoire
SI près du bonheur. Depuis deux semaines, la ville de Marseille rêve les yeux ouverts. Et, ce soir, ce sera enfin l?heure de vérité. Le coeur de toute une ville battra pour son équipe et le Vélodrome, sanctuaire du football, s?est paré à la fête. Plus qu?un objectif, éliminer Liverpool est devenu, pour l?OM, une véritable obsession. ?C?est de ce match que naîtra peut-être la nouvelle génération glorieuse que toute la ville attend?, expliquait à juste titre l?entraîneur José Anigo au micro d?Eurosport au lendemain du match aller.
Marseille peut en tout cas raisonnablemennt espérer atteindre les quarts de finale de la Coupe de l?UEFA. Il y a quinze jours, à Anfield, le champion d?Europe 93 était parvenu, avec le coeur et les tripes, à arracher un match nul qui, depuis, a plongé Liverpool dans le doute. 1-1, c?est tout sauf le résultat espéré par Gérard Houllier. Un somptueux but de Didier Drogba, inattendu celui-là, avait été le point culminant du match, plus encore que l?ouverture du score par Milan Baros.
Par respect pour un adversaire qui a gagné trois fois plus de trophées qu?elle, l?équipe de Marseille entame ce match retour avec beaucoup de modestie. Mais l?obligation du résultat habite tout le monde, Drogba le premier. ?En marquant un but à Liverpool, nous avons donné un espoir qu?il ne faut pas décevoir. Nous sommes à trois tours d?une finale européenne, c?est jouable?, déclarait hier le buteur marseillais à Reuters.
L?Italie en danger
Liverpool, qui sera privé de Steve Finnan, reste néanmoins le favori pour accéder au prochain tour. ?Nous savons ce qu?il nous reste à faire. Les Marseillais nous ont rendu la vie difficile à Anfield et nous leur rendront la politesse. Nous avons l?expérience, le talent et la personnalité pour passer ce cap?, a résumé Gérard Houllier, le mentor des Reds.
Si c?est loin d?être gagné pour Liverpool, pour Newcastle en revanche, une place dans le dernier huit paraît assurée. Sauf miracle en effet, les Espagnols de Majorque, malgré la présence du génial Samuel Eto?o dans leurs rangs, ne semblent en mesure de renverser le 4-1 concédé à l?aller à St-James Park. Méfiance, toutefois, répète sans arrêt sir Bobby Robson depuis une semaine. Et il sait de quoi il parle, lui qui en a vu de bien bonnes sur la scène européenne durant sa longue et riche carrière.
L?autre grand match de la soirée opposera, au Nou Camp, Barcelone au Celtic Glasgow, deux équipes qui carburent au super cette saison. Barcelone, qui reste sur neuf victoires de rang en Liga, a forcément les moyens de remonter le 1-0 concédé à Celtic Park il y a quinze jours. Mais le mythique club de Glasgow est en pleine confiance. Il compte 16 points d?avance sur les Rangers (Premier League écossaise) et vient de battre un record britannique inédit en remportant 24 matches à la suite. Sa gachette providentiele, Henrik Larsson, est, lui, entré dans l?histoire en devenant le troisième meilleur buteur de tous les temps du Celtic avec 231 réalisations. La Coupe de l?UEFA constitue, pour le prolifique Suédois, comme pour l?ensemble de l?équipe d?ailleurs, une priorité évidente.
Villareal, pour sa part, essayera de prouver à l?Europe qu?elle a les moyens de devenir, d?ici quelques saison, une grosse cylindrée du football. L?objectif est peut-être ambitieux, suréaliste même à en croire de méchantes langues dans la presse espagnole, mais force est de constater que Sonny Anderson et ses coéquipiers en ont dans le moteur. Sinon, comment alors expliquer leur démonstration face aux redoutables Italiens de l?AS Rome, battus sans ambiguïtés à l?aller, 2-0 ? Ce soir, en tout cas, pour le retour, Villareal joue gros. Bien plus qu?une place dans le dernier huit de la Coupe de l?UEFA. Il sera en effet question de crédibilité. Seulement voilà, l?AS Rome n?est pas n?importe qui. Les Italiens ont les moyens de refaire leur retard.
Autre club italien en difficulté : l?Inter de Milan. Les Nerazzuri ont passé une soirée éprouvante il y a quinze jours, au Portugal, où ils avaient été dominés par un Benfica Lisbonne bien plus vaillant que ne l?indique ses cent ans. A l?arrivée pourtant, l?Inter, solide en défense, a plié mais n?a pas rompu. Le nul vierge ramené de Lisbonne le place en ballottage favorable en vue du match retour ce soir à San Siro. Mal en point en championnat, le club milanais abordera néanmoins ce match en toute prudence.
Gencler? qui ?
Révélation incontestée des coupes européennes cette saison, Genclerbirligi, club turc au nom imprononçable, est à 90 minutes d?écrire la plus belle page de son histoire. Après avoir remporté le match aller face aux redoutables espagnols de Valence 1-0, but du Belge Filip Daems, Gencler doit maintenant gérer ce mince avantage ce soir. Ce n?est pas gagné, mais ce n?est pas perdu non plus. Valence et son redoutable buteur Mista miseront sur l?expérience, l?efficacité, l?homogénéité et la solidité pour refaire son retard. Les Turcs, eux, joueront avec le coeur. Et c?est parfois bien plus important.
Tout comme l?OM, les deux autres clubs français encore en lice abordent la manche retour avec un optimisme mesuré. Sauf catastrophe, Bordeaux devrait, en principe, revenir de la Belgique avec un visa pour les quarts. Le 3-1 réussi à Lescure face au Club Brugges n?est certes pas une garantie tous risques mais reste un résultat positif quoiqu?en disent certains. Auxerre, pour sa part, a laissé filer une victoire promise face au PSV Eindhoven il ya quinze jours, se contentant d?un banal 1-1, mais a les moyens, sur un match, de réussir quelques chose de bien en Hollande. Encore faudrait-il que les protégés de sieur Guy Roux montrent un autre visage que celui affiché contre Montpellier en championnat le week-end dernier.
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