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OGM : étiquetage prioritaire

5 novembre 2003, 20:00

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Le gouvernement se propose de faire adopter au Parlement un Genetically Modified Organism Act en vue de réglementer la culture, la recherche et la commercialisation d?aliments à base d?organismes génétiquement modifiés (OGM). La création d?un Institut de biotechnologie cadrerait avec cette initiative. Au-delà des considérations intéressant les

scientifiques et les cultivateurs, l?étiquetage est une considération plus pertinente pour les consommateurs. Les produits fabriqués à base d?OGM doivent être étiquetés, voilà le principe posé par l?Organisation internationale des consommateurs et qui est épousé par l?Union européenne. Cela peut paraître aller de soi, mais dans d?autres régions du monde, les OGM se sont développés sans être soumis à l?obligation d?étiquetage.

Depuis juillet 2003, en Europe, la règle est d?étiqueter tous les aliments qui contiennent plus de 0,9 % d?OGM. Ce seuil est apprécié ingrédient par ingrédient. Autrement dit, si un plat cuisiné contient de l?amidon de maïs et qu?on détecte dans ce dernier plus de 0,9 % de maïs transgénique, le plat doit être étiqueté.

Pour les spécialistes, il est clair qu?en matière d?OGM, on pense surtout aux risques et peu aux bénéfices. Ceux allégués concernent essentiellement les agriculteurs. Mais on annonce une deuxième génération d?OGM avec des avantages pour les consommateurs. Le problème est qu?il s?agit souvent de positions de principe étayées par peu de références. D?autres s?interrogent sur la manière dont on peut évaluer les bénéfices. Faut-il recourir aux méthodes appliquées pour les médicaments, à celles utilisées pour les aliments enrichis ou bien à des évaluations spécifiques ? Aucune étude n?a permis pour l?instant de démontrer l?existence ou l?absence de risques pour la santé.

Les associations de consommateurs déplorent, de leur côté, que le débat n?est plus ?pour ou contre les OGM? mais ?comment les accepter?. Elles craignent d?être placées devant un fait accompli. C?est, semble-t-il, ce que prône le gouvernement mauricien. En l?absence de débats approfondis sur les OGM, il est, selon les organisations de consommateurs, inacceptable que le gouvernement ouvre la voie aux OGM.

Il est cependant un fait que les OGM sont là alors que leur non-nocivité n?est pas démontrée et que la crédibilité des laboratoires qui travaillent avec les grands semenciers pose problème. On a l?impression, en France, que Monsanto pollue de plus en plus pour rendre la situation irréversible. Pour les organisations de consommateurs, ceux-ci doivent avoir le choix. Il faut qu?ils soient informés clairement. Il ne s?agit pas de dire ?non? mais ?non tant que?.

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