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Nucléaire : la Grande-Bretagne n''exclut pas l''option militaire contre l''Iran
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Nucléaire : la Grande-Bretagne n''exclut pas l''option militaire contre l''Iran
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a indiqué,  ce lundi, ne pas envisager ou prôner pour le moment d''''action militaire contre l''Iran en raison de son programme nucléaire controversé, mais il a estimé que toutes les options devaient "rester sur la table" contre Téhéran.
"Nous n''envisageons pas cela (l''intervention militaire) en ce moment, nous n''appelons pas à une action militaire ni ne la prônons. Dans le même temps, nous disons que toutes les options devraient rester sur la table" concernant ce pays, a-t-il déclaré à Bruxelles, en marge d''une réunion avec ses homologues européens.
 Le monde “uni” contre le nucléaire iranien?
La communauté internationale est unie face au programme nucléaire de l''Iran, a assuré, dimanche, à Hawaii, le président américain Barack Obama, qui s''est entretenu de ce sujet avec ses homologues chinois et russe, hostiles à de nouvelles sanctions contre Téhéran.
Lors d''une conférence de presse à l''issue du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec), M. Obama a indiqué que les États-Unis tiendraient des consultations avec Moscou et Pékin dans les prochaines semaines pour exercer une pression supplémentaire sur l''Iran.
M. Obama a estimé que, lors de son entrée en fonction début 2009, le monde était divisé sur la question du nucléaire iranien. "À présent, le monde est uni et l''Iran est isolé", s''est félicité le président américain, moins d''une semaine après la publication du rapport de l''Agence internationale de l''énergie atomique (AIEA) qui soupçonne fortement l''Iran d''avoir travaillé à la mise au point de l''arme atomique. Les pays occidentaux estiment que ce rapport justifie de nouvelles sanctions internationales contre l''Iran, mais Chinois et Russes se sont jusqu''à présent montrés hostiles à une telle éventualité.
Enjeu politique
La secrétaire d''État Hillary Clinton a exigé vendredi que l''Iran réponde dans les prochains jours au rapport de l''AIEA. L''Iran a pour l''heure rejeté les accusations de l''AIEA, dont le rapport a été publié alors que des responsables israéliens agitaient depuis plusieurs jours la menace d''une attaque préventive contre des installations nucléaires iraniennes. Depuis 2007, l''ONU a infligé à l''Iran quatre séries de sanctions économiques et financières. De leur côté, les Occidentaux, Américains et Européens en tête, ont pris des sanctions supplémentaires allant bien plus loin que celles décidées par les Nations unies.
Le dossier iranien a aussi une dimension de politique intérieure pour M. Obama. Mitt Romney, l''un des favoris de la course à l''investiture républicaine pour la présidentielle, a promis samedi que l''Iran "n''obtiendra(it) pas l''arme nucléaire" s''il était élu en novembre 2012, lors du débat entre candidats républicains consacré à la politique étrangère américaine. "Une chose dont vous pouvez être sûr, c''est que l''Iran aura l''arme nucléaire si nous réélisons Barack Obama. Et si vous élisez Mitt Romney, si vous m''élisez président, il n''obtiendra pas l''arme nucléaire", a assuré M. Romney.
(Source: Le Point.fr)
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