Publicité

Nouveau projet scientifique de calcul participatif

20 novembre 2004, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

IBM et des organismes scientifiques veulent mettre à profit la puissance de calcul de millions d'ordinateurs pour aider à résoudre des problèmes scientifiques dans les domaines médicaux ou environnementaux.

Le projet World Community Grid, qui doit être présenté la semaine prochaine par le directeur général d'IBM, Sam Palmisano, devrait permettre d'étudier lesida, la maladie d'Alzheimer ou le cancer, d'améliorer l'anticipation de catastrophes naturelles et faire avancer des études sur les ressources mondiales en eau et en nourriture.

Les volontaires pourronttélécharger un programme quieffectuera ces calculs sur leur machine lorsque cette dernière est inutilisée. Les Nations unies, des chercheurs d'une clinique de premier plan à but non lucratif, la clinique Mayo (Minnesota), ou l'Université d'Oxford comptent parmi les organisateurs.

"Le projet ne concerne pas uniquement les fous d'informatique", a déclaré Jonathan Eunice, analyste au cabinet d'études Illuminata. Selon IBM, l'opération pourrait rassembler 10 millions de participants ou plus, si la demande est supérieure. Les détails du projet peuvent être consultés à l'adresse http://www.worldcommunitygrid.org/. "Les gens veulent vraiment participer. Mais tout le monde ne peut pas contribuer financièrement", a déclaré Linda Sanford, une vice-présidente d'IBM. Jusqu'à présent, ce genre d'initiatives a surtout été soutenu par des particuliers. Mais IBM s'est associé à ce projet dans l'espoir de convaincre des entreprises de permettre à leurs salariés de participer.

"Nous cherchons la participation des individus pas de l'entreprise elle-même", a ajouté Linda Sanford. "Elles indiqueront à leurs employés s'ils peuvent participer". Un conseil de surveillance est chargé d'étudier les futurs domaines de recherche. La première recherche, baptisée Human Proteome Folding, devra identifier la structure génétique de protéines soupçonnées de provoquer des maladies. Selon Linda Sanford, trois à cinq projets seront lancés chaque année.

Le premier projet d'ampleur de calcul distribué est à mettre au compte du SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence), qui propose à ses participants de chercher des signes de messages extraterrestres dans les émissions captées par les radiotélescopes.

Eric Auchard

Un Texan invente la cyber-chassesur de vrais animaux

Un Texan propose aux internautes de chasser en vrai sur son ranch sans sortir de leur salon.

Son site (http://www.live-shot.com) permet déjà de s'exercer sur des cibles et il espère que, bientôt, les visiteurs payants pourront tirer sur des animaux bien réels, comme des cerfs, des antilopes et autres sangliers, qui peuplent son domaine.

John Underwood a mis au point un système qui permet de déplacer à distance un fusil de chasse monté sur une caméra. L'internaute peut déplacer la caméra pour repérer les animaux et pourrait, si le projet reçoit l'aval des autorités, viser et faire feu. ?Je n'ai jamais rien vu de tel,? explique Mike Berger, responsable du département des parcs naturels et de la faune de l'Etat du Texas. "La législation actuelle ne s'applique pas à ce genre de choses."

Pour contrer les projets de John Underwood, Mike Berger a pensé à un règlement qui obligerait un chasseur à être physiquement présent sur le lieu de chasse. Cette question sera débattue en janvier.

Publicité