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Nos archives sur microfilms grâce à la France
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Nos archives sur microfilms grâce à la France
La France remet à l?île Maurice les équipements d?un laboratoire photographique permettant de mettre sur microfilms et microfiches nos documents d?archives et plus particulièrement ceux de la période française (1715-1810). L?ambassadeur de France, M. Jean Jacques Mano, en profite pour rappeler l?importance de la préservation de l?histoire, du patrimoine et de l?identité nationale afin de pouvoir transmettre aux générations futures le témoignage du passé et aux chercheurs matière à réflexion sur les destinées de la nation.
Le prédécesseur de Dharam Gokhool au ministère de l?Education, Sir Kher Jagatsingh, salue, dans le don de ce laboratoire, un autre fleuron de l?aide généreuse de la France à l?ancienne Isle de France. En janvier 1982, le ministère de l?Education fait aussi office de ministère des Arts et de la Culture et responsable, à ce titre, des Archives et de l?Institut de Maurice. Il cédera la partie culturelle de ses responsabilités à notre premier, mais hélas éphémère, ministre des Arts et de la Culture, Rama Poonoosamy (juin 1982-mars 1983). Cela ne justifie pas pour autant l?actuel ministère de l?Education, celui de Dharam Gokhool, de permettre que soit ainsi vandalisé et endommagé irrémédiablement un de nos monuments historiques les plus attachants (l?école Onésiphe-Beaugeard, rue Edith-Cavell), pour ne rien dire de l?incertitude totale posant sur son ancien QG (l?ancienne School de Port Louis) toujours à la rue Edith-Cavell. Que peut-on espérer de l?avenir et du présent gouvernement si les gardiens du Temple de notre Patrimoine architectural concourent à son dépouillement, à sa destruction ou pire encore à sa désacralisation ? N?espérons surtout pas, ici, une réponse de l?Education du cru 2007. Concluons seulement que nos ministres passent et ne se ressemblent malheureusement pas. Autrement dit n?est pas Sir Kher Jagatsingh qui veut, sans oublier, bien sûr, qu?il précède aussi l?ancien MMM Gokhool au poste de secrétaire général de ce PTr tenant ses assises dans un autre de nos monuments historiques, à défaut d?être publics, au 7 Square Guy-Rozemont, Port-Louis.
L?Organisation Normale des Entreprises, responsable de la mise en place du nouvel équipement, rappelle l?importance du microfilm, compte tenu de la grande vulnérabilité des documents d?archives. Comparé à cette précarité, le microfilm paraît indestructible mais aussi inaccessible ou presque au commun des mortels. Le microfilm a aussi l?avantage d?occuper seulement 2% du volume des documents microfilmés. De plus, l?information recherchée peut être retrouvée plus facilement et être transmise ailleurs sur le champ ou presque. Faut-il encore que cette technologie de pointe puisse être d?un usage courant et accessible au plus grand nombre. Copies des microfilms pourraient être ainsi remises à nos bibliothèques publiques.
Le laboratoire offert à nos archives représente un don d?un demi-million de francs de 1982. Le projet est présenté à la commission mixte franco-mauricienne d?abord en février 1975. Et dire qu?il y a aujourd?hui des politiciens et non des moindres qui aspirent à la disparition, à Maurice, de toute trace de présence franco-mauricienne.
M. Mano espère seulement qu?une copie de la correspondance générale de l?Isle de France soit remise à la France au moment propice. Nous ne pouvons que partager à 100% ce v?ux compte tenu de la volonté, non avouée publiquement mais réelle, de certains politiciens pour que disparaisse de Maurice toute trace de présence franco-mauricienne. Espérons aussi que nos Archives et notre Bibliothèque nationale profiteront de ce 25e anniversaire de ce don français de laboratoire de microfilms, pour faire le bilan de son utilisation pendant le quart de siècle écoulé et rappeler aux membres du public dans quelle mesure et de quelle manière nous pouvons prendre avantage de ce généreux don de la France à la préservation de notre histoire, patrimoine et identité nationale.
Nos intellectuels, dont les ?uvres et même les chefs-d??uvre, peuplent nos Archives, microfilmées ou pas, et surtout notre Bibliothèque nationale, sont actifs en cette mi-janvier 1982. Renée Asgarally publie son roman Les filles de feu. Shakuntala Hawoldar offre au public mauricien son recueil de poèmes, You, qui est salué élogieusement, entre autres, par l?éminent Pr Upadhyaya qui se trouve être aussi le haut commissaire de l?Inde d?Indira Gandhi à Maurice.
André Legallant, du consulat de France à Maurice, dit tout le bien qu?il pense de son ancien élève et poète, Dev Virahsawmy, à qui il présente ses excuses d?avoir eu à traduire, en créole lisible, ses poèmes en Kreol illisible. Il salue plus particulièrement sa quête d?osmose pour que la littérature du terroir s?élève sans cesse avec les autres. Il loue sa recherche de symbiose des autres cultures présentes à Maurice afin que le créole émerge comme une langue à part entière.
Reynald Lamy se retire de l?Institut de Bilinguisme du défunt OCAM à Curepipe Road. Sookun Gaya rend hommage à Ramakant Kaumaya, récemment décédé, le 31 octobre 1981, à Londres. Il naît le 1er avril 1916 à Nouvelle-France. Ses parents s?installent à Beau Bassin, lui permettant ainsi d?étudier à l?école Saint-Enfant Jésus, Rose-Hill. Lauréat de la petite bourse, il fréquente le CRC. Il entre dans la fonction publique, en 1932, et passe une quinzaine d?années au Trésor et ailleurs. Il obtient son BSc, à Londres, en 1956 et son MSC, à Chelsea College, de l?université de Londres, en 1972. En 1956, il crée l?University College à Belle Rose. Il publie une étude de l?oeuvre de Tagore.
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