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Non-respect des normes dans ses hôtels: Le directeur général d’Apavou contre-attaque

11 novembre 2011, 20:00

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Non-respect des normes dans ses hôtels: Le directeur général d’Apavou contre-attaque

Le groupe hôtelier Apavou est enfin sorti de son mutisme. Depuis qu’il a été verbalisé par la Tourism Authority (TA) pour non-règlement des normes de sécurité et d’hygiène dans trois de ses établissements, c’est à la presse française que le directeur général du groupe réunionnais, Jean-Luc Helary, s’est confié.


 « Problème d’obtention de licence et de normes incendie ». C’est en ces termes que Jean-Luc Helary, directeur général d’Apavou, a justifié la fermeture depuis le début de la semaine, du Mornea (photo), un des hôtels de son groupe,  situé au Morne. Il répondait aux questions de TourMag, site web spécialiste du tourisme.

Celui-ci a également répondu à Marmara, l’un des tour-opérateurs français à travailler avec le groupe. Marmara est venu enfoncer le couteau dans la plaie, déclarant à TourMag que l''''hôtel Mornea ne répondait pas au cahier des charges et ne respectait pas la charte des clubs du TO. Jean-Luc Helary avance qu’aucune renégociation du contrat n’est prévue.

Ce qui compte pour le directeur, c’est de poursuivre et développer leur  partenariat qui date de deux saisons, en rajoutant un buffet froid et une piscine pour enfants aux normes d’un club de vacances.

En attendant, Apavou promet de remédier à la situation en apportant les changements nécessaires en respect aux normes d’hygiène et de sécurité, dont la construction des escaliers de secours. Le tout au coût de 300 000 euros.

Jean-Luc Helary a également annoncé la réouverture du restaurant du Mornea fin novembre. Les clients de cet hôtel sont pour l’instant relogés au Indian Resort, autre établissement hôtelier du groupe.

Par ailleurs, le ministre du Tourisme, Michael Sik Yuen, a apporté des éclaircissements à ce sujet en réponse à une question de la députée de l’opposition Josique Radegonde lors de la séance parlementaire du mardi 8 novembre dernier.

 Celle-ci voulait savoir si les projets entrepris par le groupe Apavou ces deux dernières années, respectaient les normes établies par le gouvernement.  On a ainsi appris qu’Apavou Immobilier Ltd a soumis au cours de ces deux  années, un projet d’extension de l’hôtel Indian Resorts and Spa. En juillet 2009, il a sollicité un permis Environmental Impact Assesment (EIA) pour la construction de 52 chambres additionnelles. Dossier rejeté par le ministère du Tourisme, car le projet aurait été néfaste à l’image de l’île comme une destination haut de gamme, car le projet en question favorisait la quantité au détriment de la qualité du produit et des services.

Le promoteur a fini par revoir ses plans, ramenant le nombre de chambres à 42 suites, en sus de hausser le niveau des prestations de cet hôtel. Résultat : le groupe a obtenu son permis EIA le 28 juillet 2010.

Le promoteur avait, par la même occasion, été informé que le renouvellement de la licence d’opération de l’hôtel Indian Resort en tant qu’entreprise touristique (Tourist Enterprise Licence) ne serait accepté que si les engagements pris pour la rénovation complète de l’établissement étaient respectés.

La fin des travaux en ce sens initialement prévue pour octobre 2011 est maintenant annoncée pour décembre prochain. Entre-temps, les descentes des officiers de la Tourism Authority, organisme responsable entre autres de l’octroi de la Tourist Enterprise Licence ont conclu à certains manquements au Indian Resort. Notamment le manque de caméras de surveillance, l’opération sans permis de 60 chambres additionnelles et du restaurant, au programme d’un premier projet d’extension  ainsi que le manque d’hygiène.

Depuis le 24 octobre, ces 60 chambres et le dit restaurant, commercialisés sous le nom du Mornea, sont donc fermés sur ordre de la TA. Les inspections effectuées les 25 et 26 octobre derniers par les officiers de la TA, le service anti-incendie, la police et les inspecteurs sanitaires ont eu pour résultat une série de contraventions servies à cet hôtel. La prochaine action dépendra des rapports de ces différents départements. Un troisième hôtel du groupe, notamment La Plantation,  serait aussi sous surveillance.

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