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Ne me quitte pas?

12 juin 2004, 20:00

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Que l?on ait 15, 19, 22 ans ou plus, une rupture amoureuse est toujours dure à vivre. Crises de larmes, culpabilité, repli sur soi ou sorties effrénées pour s?étourdir, oublier que l?autre ne fait plus partie de sa vie, chacun vit une séparation de manière différente. Certains ne veulent plus entendre parler de relations sérieuses. Résultat, soit ils papillonnent, soit ils s?enferment dans leur solitude. D?autres se précipitent dans une nouvelle relation pour compenser la perte de l?autre, ou encore vivent dans l?espoir que leur amour leur reviendra. Sorane, Ganesh et Linley racontent comment ils ont vécu la séparation avec leur partenaire.

Sorane, 19 ans

« Ludovic et moi venions de rompre, après deux ans. Au début, ce qui n?était qu?un flirt a évolué en un amour intense. Au fil du temps, nous nous sommes beaucoup rapprochés l?un de l?autre et nous sommes devenus presque inséparables. En fait, nous avons beaucoup de points communs et je ne me suis jamais sentie aussi à l?aise avec un garçon. Mais il y a un mois, nous nous sommes séparés d?un commun accord, car nous allions bientôt partir étudier à l?étranger, dans deux pays différents. Nous ne voulions pas nous faire de promesses que nous risquions de ne pas tenir. Alors nous avons décidé de rompre et de vivre chacun notre vie. Même si nous avons pris cette décision ensemble, cette séparation est la chose la plus dure que je vis en ce moment. J?ai souvent des crises de larmes, je ne sais plus où j?en suis et je n?ai qu?une hâte, c?est de partir et de me plonger dans mes études. Mais tout au fond de moi, je garde l?espoir qu?on se retrouvera un jour?»

Ganesh, 18 ans

« Mo tou sel dépi 5 mois. Mo népi envi sorti pou rankont mo bann kamarad ; mo nek zis zwe mo lagitar dan mo lasam. Mone bizin kasse ar mo kopinn parski li pa mem relizion ki mwa. Nous nous sommes rencontrés l?année dernière à un mariage. Nu fine gaign kut fudr : mo pa ti konne sa existe. La vi ti mari top. Mais on était obligés de sortir en cachette. Nu ti pé zwenn lamer ek kot enn so kamarad ki ti konn nou zistwar. En octobre de l?année dernière, quelqu?un nous a vus ensemble et a été dire à ma famille que je sortais avec une fille d?une autre communauté. J?ai eu droit à un savon, et on m?a interdit de la revoir. Malgré ça, nous avons continué à nous voir. Mes parents se sont rendu compte que je leur désobéissais. J?ai eu droit à des remarques désobligeantes et à un conseil de famille. C?était devenu invivable à la maison. Ma mère me faisait du chantage affectif. Elle pleurait sans cesse. Un jour, on a dû la transporter à l?hôpital parce qu?elle a eu un malaise à la suite d?une de nos disputes. Je me suis senti coupable et à la fin, j?ai été obligé de rompre. Sink mois ine passe ek mo tuzur sufer, mo nek pense li tu letan. Mo konné ki li oussi li dan pins. »

Linley, 22 ans

« Les filles, moi j?en ai soupé. J?ai décidé de ne m?attacher à aucune d?elle. Aujourd?hui, j?essaye de vivre ma vie pleinement et je me plais dans mon rôle de célibataire. C?est bien parti pour que je le reste encore longtemps. Sandra et moi sommes sortis ensemble pendant trois ans. Tout allait à merveille jusqu?à ce que j?apprenne qu?elle me trompait avec un de mes amis, que je lui avais présenté. J?ai eu comme un coup de massue sur la tête. Je n?arrivais pas à croire qu?elle m?avait fait ça. Nous avons eu une discussion et elle a avoué, en ajoutant qu?elle me quittait pour lui. Pendant plusieurs jours, je suis resté prostré, le c?ur gonflé de douleur et de rage. Mon orgueil en avait également pris un coup. Pour oublier, je me suis mis à sortir et à boire. Ça ne m?a pas tellement aidé. Aujourd?hui, je sors toujours autant, mais je bois moins. Je rencontre des filles, mais c?est toujours pour un one night stand. C?est mieux ainsi. »

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