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Navin Ramgoolam critique la compensation au Sun Trust
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Navin Ramgoolam critique la compensation au Sun Trust
Au fond, Navin Ramgoolam, le leader du Parti travailliste doit bien aimer l?immeuble du Sun Trust. Voilà un édifice qui finit toujours par lui offrir des munitions pour tirer à boulets rouges sur le MSM.
En condamnant l?Etat à verser Rs 45,2 millions d?indemnités au Sun Trust pour rupture de contrat de location, la Cour suprême ne fait que censurer la décision prise par le gouvernement PTr-MMM à son arrivée au pouvoir en 1995. Mais, habile politicien, Navin Ramgoolam sait retourner la situation à son avantage. C?est le MSM qui repasse au banc des accusés.
« Il y a un sentiment de révolte et d?indignation au sein de la population », assène le leader de l?opposition. Pour Navin Ramgoolam, le fait que l?Etat doive payer des dommages et intérêts au Sun Trust dans ces temps difficiles constitue une aberration. Il se lance alors dans une démonstration pour expliquer comment cette décision de justice est discutable. Il précise néanmoins : « Nous ne critiquons d?aucune façon le jugement. »
<B>Mollesse de l?Etat</B>
C?est la mollesse de la position de l?Etat lors du procès qu?il dénonce. « Les avocats du gouvernement n?ont apporté aucune contradiction face aux arguments du Sun Trust », s?offusque-t-il. Le fait que le vice-Premier ministre et ministre des finances ainsi que l?Attorney General soient tous deux du MSM explique en partie cela, avance le leader rouge.
Navin Ramgoolam, le juriste, avance quelques arguments qui «auraient pu servir de points de défense à l?Etat». Le bail passé avec le Sun Trust était un contrat différent des précédants contrats de location qu?il a passé auparavant, constate Ramgoolam : « Le contrat de location du Sun Trust Building contenait des clauses abusives, dans la durée de la location, par exemple.» Des détails que la défense aurait dû souligner, dit-il. Cela n?a pas été fait, faute de volonté des gouvernants, allègue-t-il.
Il n?y a pas que l?argument juridique. Navin Ramgoolam n?oublie pas la position très critique de Paul Bérenger sur le Sun Trust Building dans le passé : « Paul Bérenger avait qualifié ce bâtiment de monument de la honte». Histoire de rappeler au Premier ministre, aujourd?hui très attaché à son alliance avec le MSM, ses déclarations d?autrefois. Afin de semer encore plus la zizanie dans le couple gouvernemental, le leader de l?opposition confirme que certains partis politiques ont, directement ou indirectement, pris contact avec lui. « Je ne souhaite rien ajouter sur la chose pour l?instant», lâche-t-il.
Le suspense sur les tractations dans les coulisses de la politique reste entier.
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