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Nathan le rassembleur
Ils étaient chauds hier à Tranquebar. Une centaine d?amis, de voisins et de fervents admirateurs du sauteur en longueur, s?étaient réunis autour de la famille Chimier sur le terrain de volley-ball de la localité. La municipalité y avait installé un écran géant, mais le vent d?hiver devait jouer aux trouble-fêtes.
Vers 22 heures, la foule commençait à se disperser. Chacun se hâtait de rentrer chez lui pour ne pas manquer le deuxième saut de Jonathan. Et d?autres s?étaient donné rendez-vous dans la demeure des Chimier.
Avec un saut de 8,03m à la première tentative, tout espoir était, désormais, permis. ?Il ne fait que s?échauffer. Le deuxième saut sera encore plus impressionnant?, lance sa soeur Lydie, confiante. Pétarades, applaudissements, cris de joie ? les ingrédients sont là pour émouvoir encore plus Marie-Louise et Reynald, les parents de Nathan. ?Qui aurait dit que Nathan ferait tant d?heureux ??, lance le père, visiblement touché par une telle solidarité.
Jonathan est désormais au panthéon des héros du sport mauricien au même titre que Stéphan Buckland et Eric Milazar.
A l?annonce de l?échec de Jonathan dans sa quête pour une médaille olympique, les ardeurs se calment. Jonathan est classé dixième et même si Marie-Louise ne reste pas moins fière de son fils qui est devenu, mardi dernier, le premier Mauricien à se qualifier pour une finale olympique, une petite lueur de tristesse brille dans ses yeux. Mais elle se ressaisit très rapidement. Rien ne peut gâcher sa joie. ?Il n?a que 22 ans. Si Dieu le veut, à l?avenir, il pourra concourir à deux Jeux olympiques au minimum.?
Le reste de la famille est du même avis. ?On n?a pas de regrets. Le nom de Jonathan est à jamais inscrit dans l?histoire du pays?, clament-ils.
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