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Même sous assistance, «Sagor Furniture» titube

24 septembre 2008, 00:00

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Jean Philipe Sagor, directeur de Sagor Furniture, évalue à environ Rs 350 000 l?investissement en équipements et outillage qu?il a dû faire pour ouvrir son entreprise. Après avoir pris part deux fois sans succès aux examens du Certificate of Primary Education, Jean Philipe Sagor se lance dans la menuiserie avec son oncle qui tenait un petit atelier à Stanley, Rose-Hill. Ce projet est le fruit de ses années de labeur depuis l?âge de 15 ans quand il a décidé de voler de ses propres ailes.

A 45 ans, la volonté d?agrandir son business l?amène à soumettre en mars 2007 son dossier pour faire partie des toutes premières entreprises à bénéficier du programme d?incubateur de la Small Enterprises & Handicraft Development Authority (SEHDA). Il accède ainsi aux locaux réservés aux entreprises sélectionnées pour le programme.

Celui-ci lui a donné droit pendant deux ans à un local avec mezzanine pour un loyer de Rs 2 800 par mois, à une assistance administrative pour sa correspondance - par e-mail, fax, etc. - et des créneaux de communication pour ses produits. En sus des charges d?électricité, il doit rémunérer des apprentis nomades à environ Rs 300 par jour. «Je recrute des apprentis pour leur apprendre le métier, mais ils me coûtent cher», déplore-t-il.

Difficultés de logistique

Dans son aventure, l?entrepreneur est soutenu par son épouse Myriam, qui s?occupe des aspects administratif et financier. Mais, à six mois de la fin de la période d?incubation, Jean Philipe Sagor ne serait pas plus préparé à affronter sa vie d?entrepreneur aguerri, qu?il ne l?était il y a dix-huit mois. «Je n?ai pas pu faire des économies pour me préparer à me prendre entièrement en charge, mais nous sollicitons l?assistance de la SEHDA pour nous aider à trouver des locaux qui sont de nos jours, très rares et excessivement coûteux.»

Sagor Furniture connaît des difficultés malgré l?aide reçue à travers le programme d?incubateur. «Les affaires ne marchent pas si bien que ça. Les clients nous trouvent trop cher», explique Jean Phillipe Sagor.

Myriam son épouse estime que le problème est ailleurs. «Plusieurs fois, nous nous sommes engagés avec des entrepreneurs en bâtiment sur des projets où nous avons finalement été trompés.»

Le manque de connaissances en gestion semble jouer contre le couple Sagor. La longue expérience de Jean Philipe Sagor, son principal atout, n?arrive pas malheureusement à apporter le rayonnement qu?il souhaiterait pour son entreprise. Il lui faudrait compter sur un minimum d?action de marketing et une gestion basique qui sont pour le moment quasi inexistants.

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