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Moussa Mohammad libéré sur parole hier après-midi
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Moussa Mohammad libéré sur parole hier après-midi
«Azordi mo rié». Telle est la première réaction de l?auditeur de la Mauritius Commercial Bank (MCB), Moussa Mohammad, connu auparavant sous le nom de Jean-Marie Raisin, après sa libération sur parole hier après-midi.
En raison de l?heure tardive, il versera sa caution de Rs 50 000 et signera une reconnaissance de dette de Rs 100 000 lundi matin. Son avocat, Me Hervé Duval Jr, a pris l?engagement de l?accompagner au tribunal de Port-Louis pour y remplir les formalités.
Après des démarches entreprises par Me Duval, le Directeur des poursuites publiques (DPP) n?a pas objecté à la remise en liberté sous caution de Moussa Mohammad. Ce dernier a été arrêté et libéré mercredi soir sur parole par l?Independent Commission against Corruption (ICAC) . Mais il a été à nouveau détenu après sa comparution en cour jeudi. Selon l?acte d?accusation provisoire, Moussa Mohammad aurait refusé de consigner une déposition sous serment à l?ICAC. Ce refus va à l?encontre de l?article 50 du Prevention of Corruption Act 2002.
<B>déposition sous serment</B>
La loi prévoit en effet que la commission convoque une personne pour un interrogatoire et lui demande de déposer sous serment. Ce que l?auditeur a refusé de faire.
Moussa Mohammad a quitté le poste de police de La Tour Koenig, où il était détenu, pour se rendre directement au tribunal de Port-Louis, où l?attendait déjà son avocat. Il était accompagné de Jean-Marie Stéphen et Roselyne Lebrasse, cadres de la MCB, ainsi que d?un policier.
Il est 16 h 30 lorsque Moussa Mohammad se présente au tribunal de troisième division. A cette heure la caisse est déjà fermée. Me Duval explique aux officiers de la cour que le DPP n?objecte pas à la remise en liberté sous caution de son client. Moussa Mohammad est autorisé à partir et à revenir lundi pour payer la caution.
<B>«droits bafoués»</B>
Un incident a éclaté vers midi hier entre Me Duval et les responsables du poste de police de La Tour Koenig. Me Duval s?y était rendu pour s?entretenir avec son client. Il en a été interdit par le responsable.
Ce dernier lui demande de rechercher personnellement l?autorisation de l?ICAC. Ce que Me Duval refuse, insistant que l?officier de police prenne lui-même contact avec l?ICAC. L?avocat a consigné une entrée dans l?Occurrence Book sur l?incident. Peu après, il a été autorisé à rencontrer son client.
Moussa Mohammad se dit perturbé par l?attitude des officiers de l?ICAC. Me Duval explique, pour sa part, que les droits constitutionnels de son client ont été bafoués. C?est une atteinte déguisée pour briser le moral de son client, a-t-il fait ressortir dans une lettre adressée au commissaire de police vers 14 heures hier.
Des copies de cette lettre ont été expédiées au chef juge, au Premier ministre, au vice-Premier ministre et au leader de l?opposition.
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