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Mon? Désert donne de l?eau à la CWA et à Port-Louis

19 juillet 2004, 20:00

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Un accord intervient entre la Central Water Authority et la propriété sucrière de Mon Désert-Alma. Celle-ci permet à celle-là d?utiliser l?eau provenant de la rivière Profonde contre paiement d?une somme annuelle de Rs 492 000. Un aqueduc (pipe-line) sera aménagé, reliant le réservoir de Pailles à celui de Bagatelle. Il coûtera Rs 786 000.

La CWA pourra alors respecter les conditions imposées par le bailleur de fonds du projet d?amélioration de la fourniture d?eau à la capitale, la Banque africaine de Développement. Celle-ci avait imposé une fourniture régulière de 8 cubes d?eau par seconde, provenant des nappes souterraines de Pierrefonds. Des Mauriciens disaient alors que ce n?était pas possible. Des experts étrangers, employés par la CWA, maintenaient que les Mauriciens avaient tort de penser de la sorte. En dépit d?un coût d?installation de pipe-line de Rs 29 millions entre Pierrefonds et Pailles, en haut lieu on donna raison à ces étrangers. Ils avaient pourtant tort car Pierrefonds ne put assurer la fourniture régulière exigée des 8 cusecs d?eau. Sigma accourut alors à l?aide de la CWA, que la BAD voyait d?un mauvais ?il, et négocia l?accord avec Mon Désert/Alma.

La première phase du projet d?amélioration d?eau à Port-Louis fut confiée à la firme britannique Johnston Construction pour la somme de Rs 38 millions.

La CWA espère aussi se refaire une bonne santé, en mettant en pratique une refonte de ses structures administratives, concoctée par Coopers and Lybrand Associates Ltd. En gros, le ministère de l?Energie étendra ses pouvoirs afin que ses hauts fonctionnaires puissent conseiller les cadres de la CWA. Il pourra revoir une fois par an les principaux objectifs de cette dernière.

De la CWA qui sort le nez de l?eau grâce à Mon? Désert, passons aux contribuables qui, une fois n?est pas coutume, attendent toujours leur formulaire d?impôt. Les trois budgets 1979-80 de Ringadoo ont quelque peu perturbé le calendrier de l?Imprimerie du Gouvernement. Celle-ci avait toujours pignon sur rue à la place d?Armes. La State Bank n?avait pas encore commencé à squattériser son emplacement. Nombreuses furent les modifications apportées aux formulaires d?impôt, d?une séance parlementaire à une autre. La linotype n?offrait pas alors les facilités ni la mémoire vive de l?ordinateur et de la pré-presse. Pas question donc pour les contribuables de faire leur déclaration de revenus avant le 21 juillet, comme le stipulait alors la loi. Cette douloureuse échéance est repoussée au 16 août. Mais ça n?est qu?un sursis.

Les couples pourront désormais déclarer leurs revenus séparément. Ils pourront, en 1980, faire de nouveau déclaration commune si la séparation des avoirs leur déplaît. Au-delà de Rs 29 000 (par an) les déclarations séparées sont toutefois préférables aux déclarations communes.

Autre fait inhabituel en ce mois de juillet 1979, le syndicat des dockers fait appel au Premier ministre et prie Sir Seewoosagur Ramgoolam d?intervenir en sa faveur. Il lui demande de débloquer l?impasse dans lequel se trouvent les négociations syndicats/patronat. Aurélie Perrine et Moorgesh Veerabadren sont envoyés en éclaireurs à l?Hôtel du Gouvernement.

La PLHDWU insiste que le comité restreint parlementaire sur la nationalisation du port commence ses travaux au plus vite. Ça urge, paraît-il. Elle réclame la mise sur pied au plus vite de la Sugar Bulk Terminal Corporation car des pensions doivent être payées aux travailleurs des filatures d?aloès de Grande Rivière. Ces derniers produisaient alors les fibres utilisées dans la confection des sacs pour le sucre.

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