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Mohammad ne sera pas convoqué sans son avocat

1 août 2003, 20:00

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Les enquêteurs de l?Independent Commission against Corruption (ICAC) se sont engagés à ne prendre aucune action contre le Chief Internal Auditor de la Mauritius Commercial Bank (MCB), Moussa Mohammad, dit Jean-Marie Raisin sans en avoir informé ses hommes de loi.

Roshi Bhadain, directeur de la Corruption Investigation Division et Andrew Stephenson, consultant, ont fait cette déclaration lors de la présentation de la motion de Moussa Mohammad devant la juge Premila Balgobin, siégeant en référé, en attendant la prochaine audience fixée au mercredi 6 août.

Me Hervé Duval Jr s?est plaint du compte rendu inexact concernant son client paru dans un quotidien qui, selon lui, contenait des informations révélées par l?ICAC. Le secrétaire de la commission a, lui, déclaré que cet organisme n?a révélé aucune information à ce quotidien. L?affaire sera mentionnée le 6 août.

Moussa Mohammad réclame un ordre d?injonction interdisant à Roshi Bhadain et Andrew Stephenson de participer à l?enquête MCB-NPF. Il déclare que l?affaire logée contre Roshi Bhadain en sa capacité d?actionnaire de Quartet Development Ltd n?a pas été réglée. Le Chief Internal Auditor de la MCB veut aussi que l?ICAC et ses officiers respectent ses droits constitutionnels et sa dignité.

A l?appel de la motion devant la juge Balgobin le 31 juillet, le secrétaire de l?ICAC a indiqué que les conseils légaux de la commission se trouvent actuellement à l?étranger et seront de retour la semaine prochaine. Il a réclamé un renvoi. Roshi Bhadain et Andrew Stephenson expliquent qu?ils doivent rencontrer les avocats de la commission avant de prendre une décision.

Dans une déclaration à l?express, Moussa Mohammad soutient n?avoir jamais refusé, sans raison valable, de répondre aux questions de l?ICAC. Il nie n?avoir pas obtempéré à un ordre de la commission avant même d?avoir reçu le document l?enjoignant à le faire.

« A aucun moment a-t-on voulu m?examiner orally, par contre on m?a demandé un written statement under solemn affirmation. Ce que j?ai fait, même si mes réponses n?ont pas plu. »

Le Chief Internal Auditor de la MCB affirme que l?ICAC ne lui a jamais demandé de document le 23 juillet 2003. C?est faux de prétendre le contraire, dit-il.

« Je n?ai jamais refusé de répondre à l?ICA C. J?ai collaboré avec la commission pendant des mois. J?ai simplement insisté et je continuerai à me battre pour que la commission agisse dans les paramètres de la Prevention of Corruption Act et que mes droits constitutionnels et autres soient strictement respectés. » Il répondra alors aux questions qu?on voudra bien lui poser, a-t-il indiqué.

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