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?Mobutu, roi du Zaïre de Thierry Michel
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?Mobutu, roi du Zaïre de Thierry Michel
Mobutu prend le pouvoir par un coup d?Etat en 1965. Il collabore avec la CIA pour assassiner son acolyte Patrice Lumumba et fait régner la terreur pour devenir le "guide suprême".
Ultime ?roi africain?, Joseph Désiré Mobutu fut l?un des plus anciens et des plus tenaces dictateurs issus de la guerre froide et de la décolonisation.
Novembre 1965. Avec l?aide de la CIA, Mobutu réalise un coup d?état militaire et prend le pouvoir dans l?ex Congo belge. Il rebaptise le pays Zaïre et impose à son peuple une paix fondée sur la peur, la violence et la répression.
En moins d?un quart de siècle, ce jeune sergent de l?armée coloniale devient un des hommes les plus craints et les plus riches du monde. Allié de l?Occident, il édifie la pyramide d?un pouvoir autocratique et prédateur, cimenté par l?argent. Il distribue faveurs et disgrâces, et règne sans partage sur les ruines d?un pays ravagé par la corruption.
Porté par un orgueil sans limite, Mobutu Sese Seko Wa Zabanga, Maréchal du Zaïre, se fait appeler ?Le Guide éclairé?, le ?Père de la Nation?. Mais sa maladie et une rébellion armée l?obligent à un exil et une mort sans gloire.
Mobutu, roi du Zaïre, c?est l?histoire d?un destin exceptionnel fait d?ambitions et de grandeurs, de trahisons et de lâchetés, l?histoire d?un personnage digne des grandes tragédies shakespeariennes.
POINT DE VUE
?Mobutu, comme tous les potentats africains surexploite la visualisation. L?idolâtrie ?politique? à laquelle se livrent les courtisans, le peuple et tous les adorateurs du nouveau culte est véritablement inquiétante quant à la nature du politique.(?) Il est très intéressant de voir combien et comment Mobutu, roi du Zaïre tente de légitimer ses violences et sa cruauté en usant illégitimement et abusivement de sa prétendue identité Bantou. Ce qui moralement l?autoriserait à pendre haut et court ses opposants politiques. En effet au nom d?un sacro-saint respect dû au chef chez les Bantou, un chef ne souffre aucune contestation. On ne peut entendre ces propos que dans une optique cynique et idéologique. Or, comme chacun sait: ?l?idéologie est un rapport faussé à la réalité?. Et cela est particulièrement clair dans cette situation. Non seulement chez les Bantou l?autorité du chef obéit à des canons stricts. Mais encore, il n?y a, à proprement parler, pas d?autorité absolue. Sans compter que le chef est soumis à un contrôle des conseillers, à un respect des engagements éthiques et politiques vis-à-vis de la communauté, bien souvent l?exercice du pouvoir est clivé entre une variable symbolique, une variable politique et une variable religieuse.? (Serge MBOUKOU commentaires Internet)
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