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Mobilisation du MMM contre la réforme Gokhool

20 février 2006, 00:00

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Désapprouvant la réforme Gokhool, les Mauves ne comptent pas rester les bras croisés. Le leader du Mouvement militant mauricien (MMM), Paul Bérenger, a lors d?une rencontre avec la presse, samedi, annoncé une mobilisation, qui sera axée dans un premier temps sur trois actions principales.

Ainsi, le MMM fera circuler une lettre aux parents des enfants du primaire afin qu?eux aussi puissent dire ?non? à cette réforme, qui est, à ses yeux, ?un crime contre les enfants de toutes communautés ?. Et de faire ressortir que sur 30 000 enfants qui participent aux examens de fin de cycle primaire, il n?y a que 1260 qui iront dans les neufs collèges nationaux.

C?est en se basant sur cela qu?il affirme que les enfants de toutes les communautés sont victimes de ce nouveau système. D?autant qu?il appréhende un danger ?réel de division communale? sur la question : ?Navin Ramgoolam, comme toujours, agit de manière dangereuse pour l?unité nationale. Il ne faudrait pas que ce débat soit porté à un niveau communal, car la question n?est pas communale.?

?Nous souhaitons le statu quo?

La deuxième initiative du MMM sera juridique. Paul Bérenger a donné la responsabilité à Jayen Cutarree de discuter avec un panel d?avocats pour déterminer de quelle manière contester la réforme en cour. Un des points importants sur lequel le MMM compte s?appuyer est le délai d?une année que le gouvernement aurait dû observer avant d?appliquer la réforme.

Paul Bérenger se dit étonné que le State Law Office, ait donné un avis au gouvernement et que celui-ci a décidé de passer outre cet avis. La polémique concernait le délai, à savoir s?il fallait considérer une ?academic year? ou une année civile, surtout un mois après la rentrée. Or, dit le leader de l?opposition, ce n?est que le samedi 18 février que le ministre de l?Education fait connaître sa formule.

De plus, le MMM compte faire le tour du pays, pour mener un combat contre la réforme éducative. Une première réunion aura lieu le 6 mars à Mahébourg. ?C?est un drame. Mais en plus, un drame inutile. Nous souhaitons le statu quo. C?est d?autant plus un crime gratuit et l?histoire condamnera les responsables de ce crime?, soutient Paul Bérenger.

Ce dernier a aussi trouvé ?révoltante? la manière dont le gouvernement a géré cette affaire. Il a attisé les espoirs en donnant l?impression qu?il s?accorde un ?second thought?. Or, deux jours, après que le ministre de l?Education a rencontré l?évêque de Port-Louis, Mgr Piat, le Conseil des ministres va de l?avant avec la réforme. ?C?est une façon de faire provocante et inacceptable,?, dit-il.

REACTIONS DE L?OPPOSITION

Bérenger : ?La diplomatie économique est un fiasco?

■ Paul Bérenger soutient que la diplomatie économique de Navin Ramgoolam et de son gouvernement, est ?un fiasco complet?. Il estime que, sur la question de la baisse du prix du sucre, Maurice n?a pas bénéficié des mesures d?accompagnement équivalant à notre quota sous le Protocole sucre. La visite du commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, n?a rien donné : ?Mandelson ine vine zoure nou dans nu propre la caze.? Il appréhende que les négociations autour de l??Economic Partnership Agreement? ne tournent en faveur des pays ACP : ?Madan Dulloo a une grande responsabilité dans tout ce qui arrive. Il a choisi de traiter la diplomatie de manière politicienne. Dulloo est un danger pour le pays.? De plus, Paul Bérenger est d?avis que le gouvernement n?a pas fait son ?homework?, sur la nomination du directeur général de l?Independant Commission against Corruption (ICAC), Anil Kumar Ujoodha. Selon une interprétation de la loi, ce dernier, ne répond pas aux critères de qualifications, n?ayant ni pratiqué au barreau pour dix ans ni été magistrat pendant au moins dix ans. Il a prêté serment en 1995 et a été nommé magistrat en 1998. Toutefois, précise le leader de l?opposition, il n?y a pas de polémique sur ce choix. Par contre, il conteste l?éventuelle nomination d?Indira Manrakhan, comme un des assesseurs : ?Il ne s?agit pas de politiser cette institution. Le Premier ministre sait à quel point je suis ferme sur la question?. De plus, le leader du MMM estime qu?il y a un sentiment ?d?insécurité important? dans le pays. Il fait état ?d?une politisation de plus en plus outrancière à la police?. Cette ?police à deux vitesses? est très dangereuse, dit-il. En ce qui concerne les conclusions du rapport Seetulsingh, il dit ne pas comprendre comment le ministre de la Justice, Rama Valayden, peut ?encore venir dire que le sort de la MCIT dépendra de l?enquête policière.? Il pense également que ce dernier ?pe rod sap Raddhoa a traver lanket lapolis. Deja ki sistem MCIT pa permet identifie responsab de lafer. Sistem la organize dan enn tel fason, ki pa kone ki dimoun fer koi?. Paul Bérenger a aussi évoqué son ?expérience exceptionnelle à Haïti. Il assumait le rôle de chef de la délégation d?observateurs de l?organisation internationale de la Francophonie aux élections le 7 février.

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