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Mise en jambes réussie
Il n?y avait pas photo, hier, entre la Réunion et les Comores lors du premier match de la poule A chez les hommes tant le fossé était immense. D?un côté, la Réunion, nantie de joueurs venant en majorité de la métropole, et de l?autre les Comores, petit Poucet du tournoi, qui ne pouvaient cacher ses carences techniques et tactiques. Qu?importe, les Comore étaient là pour jouer et ils ont eu le mérite de ne pas avoir abandonné la bataille, même si par moments les missiles pleuvaient dans tous les sens.
Eric Vingatesson avait fait confiance à Michaël Erudel, Denis Toussaint comme passeur, Christophe Songolo, Stéphan Tolar, Fred Suzanne, le capitaine, Evrard Frontin et le libéro Nicolas Géreone. Déjà sur le plan physique, les Comoriens étaient inférieurs. Il ne leur restait ainsi que la combativité. C?est effectivement avec toute leur énergie qu?Antoisse et ses coéquipiers se lancèrent dans la bataille.
Mais la différence va vite se faire, 8-2, 16-4, 19-6 et 25-10. La Réunion, avec un Denis Toussaint bien inspiré à la baquette, et la réception aidant, assura le spectacle.
On prend les mêmes et on recommence. Les Comores feront illusion lors de ce début de set (4-4). La Réunion tomba dans la facilité et aurait pu se faire peur, ne serait-ce qu?une petite remontrance d?Eric Vingatesson et la machine bleu et noir reprit sas route, (13-7, 17-13 et 25-14).
Il fallait un miracle pour que les Comores renversent la situation. Le coach réunionnais lança dans le bain Gerbith, Marka et Félicité. Conséquence de ses changements, une baisse dans le début de l?ultime set. Mais ce n?était que passager car Félicité, remplaçant de Toussaint, remit ses attaquants sur orbite et accusait le coup (16-9, 21-13 et 25-15).
L?essentiel était fait, la Réunion est en demi-finale. Mais le plus important reste venir. ?C?était une bonne mise en jambes. Mais ce n?était pas évident de rester concentré face à l?adversaire. Le vrai test sera pour demain (NdlR : aujourd?hui) face à Madagascar. Là, l?adversaire sera vraiment différent?, avoue Éric Vingatesson.
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