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Minimum syndical pour le Portugal
Ce Mondial 2006 réussit décidément aux favoris. Après l’Allemagne, l’Angleterre, l’Argentine, la Hollande et le Mexique, le Portugal a entamé à son tour par le bon bout son périple allemand. La sélection dirigée par Luis Felipe Scolari a dominé l’Angola, son ancienne colonie, 1-0, hier soir à Cologne.
La victoire a été poussive, certes, mais elle s’est dessinée d’entrée, grâce au Parisien Pedro Pauleta, qui, après avoir manqué l’inmanquable à la 12e seconde, a trompé la vigilance de Joao Ricardo, le gardien angolais, dès la quatrième minute.
A ce moment du match, on pensait que l’équipe lisutanienne ne ferait qu’une bouchée de son adversaire, qui en est à sa première Coupe du monde et qui n’a franchement pas, sur le papier du moins, les ressources pour espérer un miracle en Allemagne.
Pourtant, l’Angola, après une entame nerveuse et maladroite, s’est courageusement remis dans le sens de la marche, se créant même quelques occasions, mais en vain.
Le Portugal, vice-champion d’Europe en titre et invaincu dans sa campagne de qualification, ne pouvait se permettre le moindre faux-pas à Cologne. D’une part parce qu’il n’est pas recommandé de rater son entrée à un tel niveau. Ensuite, pour des raisons historiques et sentimentales. Avec l’Angola, qui fut sa colonie pendant 400 ans, le Portugal n’entretient pas des relations forcément civilisées, le pays africain ayant obtenu son indépendance en 1975 au terme d’une révolution sanguine qui a laissé des traces à Luanda comme dans les couloirs politiques de Lisbonne.
Le Portugal occupe la deuxième place du groupe D, avec trois points, comme le Mexique, qui le devance toutefois à la faveur d’une meilleure différence de buts.
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