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Mineurs chiliens : un difficile retour à la surface

13 octobre 2010, 00:00

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Mineurs chiliens : un difficile retour à la surface

Le retour à la surface des 33 mineurs chiliens ne signifie par pour autant la fin du calvaire de ces hommes piégés soixante-dix jours, dans un espace obscur et confiné, loin de leurs proches, à près de 700 mètres sous terre, rappelle le quotidien français LeMonde.fr. A 18h00, heure de Maurice, 13 mineurs avaient été remontés à la surface.

Ils devront en effet faire face à de nombreux problèmes de santé à la fois physiologiques et psychologiques. D’abord, les risques de lésions oculaires au contact de la lumière du soleil, mais également  des problèmes cutanés et des maux de dents.

Ils  pourraient par ailleurs « présenter des problèmes d''''infections par des germes présents dans l''environnement ».  Alors que le  passage à l''air libre pourrait aussi entraîner, pour certains d''entre eux, des problèmes respiratoires ou de tension.

Sur le plan psychologique, il y a le stress post-traumatique, "qui peut durer plusieurs semaines ou plusieurs mois, et qui nécessitera une réadaptation à la vie normale après cette situation de confinement de plus de deux mois ». « D’ailleurs, sur les conseils d''experts de la NASA habitués à préparer les astronautes au retour de longues missions dans l''espace, le psychologue Alberto Iturra a rédigé un document transmis aux mineurs », précise notre confrère LeMonde.fr.

Dans ce document, le psychologue explique que les répercussions (psychologiques) toucheront non seulement les 33  mineurs, mais aussi leurs  des familles. D’où la nécessité de les préparer aux retrouvailles.

Une fois remontés à la surface, les mineurs sont  été transférés par hélicoptère à la ville de Copiapo, pour y subir 48 heures d''examens médicaux approfondis. Là, ils sont installés dans une aile de l''hôpital aménagée spécialement pour eux, avec notamment les fenêtres fermées pour protéger leurs yeux de la lumière. Un suivi psychologique leur sera offert par les autorités, pendant six mois au moins.

Après le cauchemar qui a duré 70 jours, les 33 mineurs et leurs familles ne sont pas encore au bout du tunnel. Une longue remontée les attend.


(Source : LeMonde.fr/20Minutes.fr/AFP)

 

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