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Militer pour les droits humains

5 septembre 2007, 20:00

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?On m?a donné l?occasion de me mettre au service des autres, notamment des plus pauvres ?, dit cette jeune universitaire. Laura Goder, 21 ans, habitante de Mahébourg, ex-étudiante, membre du Student Council, du collège de Lorette de sa localité a une passion pour le travail social. C?était clair dans la tête de celle qui voulait être enseignante. Aujourd?hui Laura étudie les lettres, en terminale d?un BSc (hons) French. Elle compte quatre ans de service, comme enseignante-volontaire dans le projet école complémentaire, de l?Ecole pour la Solidarité et la Justice (ESJ), à Mahébourg, connu maintenant comme l?école communautaire, pris en charge par la paroisse de l?endroit. Comme quoi elle s?approche de son rêve.

A son agenda hebdomadaire, d?autres activités, toujours dans le registre social. ?Au collège je m?engageais dans chaque activité où je pouvais apporter mon aide car j?en sentais le besoin?. Fondatrice du charity club du collège, son équipe et elle organisaient des activités de collecte de fonds. Ceci dans le but d?aider une vingtaine de familles de Cité Tôle à Mahébourg. Des collectes régulières de vêtements et de provisions étaient un moyen pour ces filles de contribuer à alléger le fardeau de ces gens dépourvus de tout.

Laura Goder est aussi une militante des droits humains. Elle a été la vice-présidente d?Amnesty International Club au collège Lorette de Mahébourg. Ce qui l?a marquée le plus, c?est une exposition sur les autres pays du monde qui dénonçait de nombreux cas d?abus. Depuis, elle ne lâche pas prise. Elle trouve toujours du temps pour se mettre en travers des injustices. ?J?ai toujours eu l?appui de mes amies et de ma rectrice et cela dès que je me suis lancée ?, confirme Laura.

Laura est pourtant une jeune fille comme les autres. Elle aime les films et les bouquins romantiques qu?elle n?hésite pas à dévorer sans en être rassasiée. Actuellement, c?est Parle-moi d?amour de Michel Quoist qui se trouve sur sa table de chevet. The note book, par contre, est le dernier film qu?elle a apprécié. Quand on lui demande pourquoi elle s?engage ainsi elle répond : ?Les jeunes ont du potentiel et doivent contribuer à faire avancer la société dans laquelle ils vivent et il n?est jamais trop tôt pour s?engager ?.

Elle ne s?arrête pas en si bon chemin. Laura est aujourd?hui la responsable du spiritual care d?un groupe de jeunes appelés GASA, Groupe d?Ados Solidaires Altruistes dans lequel elle est membre du conseil d?administration. Sans doute en raison de son dévouement pour le travail social. ?J?ai rejoins ce groupe de jeunes parce que celui-ci est spécial et offre une formation pour l?épanouissement des jeunes et pour l?engagement afin de combattre la pauvreté?.

Laura s?occupe des moments de partage axés sur le spiriruel. ?On parle de Dieu et on partage aussi notre parcours formateurs pour devenir meilleurs?. Un autre aspect important que traitent les membres de GASA est le dialogue inter-religieux.

Un palmarès surprenant pour cette jeune étudiante. Elle symbolise une jeunesse déterminée à faire reculer les obstacles afin que notre société avance dans la paix sociale et l?harmonie. Ceux ou celles qui recherchaient un modèle l?ont trouvée maintenant.

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