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Miami, la chasse aux Spurs

3 novembre 2005, 00:00

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Personne, à part Miami, ne semble pouvoir empêcher les San Antonio Spurs de conserver leur titre NBA dans huit mois. Dans la nuit de mardi à mercredi, pour leur premier match de la saison régulière, Tim Duncan et ses coéquipiers ont ramené sur terre l’ambitieuse et solide équipe des Denver Nuggets, 102-91. C’est la neuvième fois d’affilée, que le champion NBA entame sa saison de façon victorieuse.

Une entrée réussie qui porte la griffe du Français Tony Parker, meilleur marqueur du match avec 26 points, dont 14 dans le dernier quart, et surtout un 13 sur 20 aux tirs.

Miami est, sur le papier, le seul vrai rival des Spurs pour cette nouvelle saison qui a débuté hier même si Phoenix, Indiana et Detroit peuvent nourrir quelques ambitions.

“Vu leur recrutement, difficile de ne pas penser aux Spurs pour une troisième couronne en quatre ans,” souligne le Français des Suns, Boris Diaw. “Trois joueurs très expérimentés arrivent à San Antonio et on peut être sûr que Finley ou Van Exel n'ont pas signé là-bas pour soigner leur stats, et encore moins pour l'argent. Ils veulent tout simplement se mettre une bague de champion au doigt avant la fin de leur carrière”.

Le recrutement réussi par la franchise texane, pour seulement 5,2 millions de dollars, lui confère effectivement un statut d'armada quasi-invincible.

Gregg Popovich, le coach, dont les options ne se discutent plus après une décennie de règne à San Antonio, est parvenu à gommer les rares faiblesses dont souffrait le tenant du titre.

Miami, sauce Lakers

Tony Parker n'aura jamais été aussi bien entouré. L'organisation du jeu ne pèsera plus sur ses seules épaules puisque, outre le jeune Slovène Beno Udrih, l'excellent Nick “the quick” Van Exel arrive pour compléter un banc dont la longueur est impressionnante.

“Le potentiel collectif est énorme et une grosse menace offensive existe sur tous les postes”, apprécie Boris Diaw. “A part peut-être à cause des blessures, je ne vois pas pourquoi San Antonio ne tiendrait pas la distance.”

Seuls les Miami Heat peuvent décider qu'il en soit autrement. Autour de la montagne O'Neal, 33 ans tout de même, et du prodige “Flash” Wade, révélation de la saison écoulée, Stan Van Gundy a formé une phalange de stars.

On veut parler du meneur surdoué Jason Williams, un ancien de Memphis, pas toujours facile à gérer, d'Antoine Walker dont la polyvalence fait merveille et plus encore de Gary Payton débarqué lui aussi de Boston, en Floride.

Même à 37 ans, “The Glove” reste un remarquable créateur, si ses moyens physiques le lui permettent. L'intégrité de Payton mais aussi la cohabitation entre toutes ces divas des parquets paraissent être les seules limites à l'ambition de cette équipe de Miami, qui n'est pas sans rappeler le cinq étoilé constitué en 2004 par les Los Angeles Lakers.

La saison des Californiens s'était soldée par un fiasco. Un scénario que Boris Diaw ne voit pas se répéter.

“Tout d'abord, O'Neal n'est pas du genre à penser seulement à lui-même et il l'a encore montré en sacrifiant une partie de son contrat pour attirer Walker et Williams à Miami. Ces deux-là ont donc intérêt à mettre leurs egos en veilleuse pour saisir la possibilité de décrocher le titre. Miami sera là, car je crois que ce projet est collectif.”

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