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Mgr Piat: «Il est honteux qu’Hervé Aimée tombe dans les injures bassement politiciennes»
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Mgr Piat: «Il est honteux qu’Hervé Aimée tombe dans les injures bassement politiciennes»
La réaction du chef de l’Eglise catholique contre la sortie du ministre Hervé Aimée à Agalega le dimanche 11 février est laconique. Monseigneur Maurice Piat estime que l’Eglise ne peut pas se substituer à l’Etat.
«Il est honteux que M. Aimée, responsable des Administrations régionales et des Iles éparses, se contente lors de sa visite de tomber dans les injures bassement politiciennes». L’évêque de Port-Louis, qui se dit «profondément choqué», fustige le ministre des Administrations régionales pour avoir tenu des propos «insultants» à l’encontre de l’église catholique.
Dans un communiqué émis ce mercredi 20 février, Monseigneur Piat s’étonne que le ministre Hervé Aimée, qui était de passage à Agalega, ait choisi de donner dans l’insulte alors que les habitants se sentent abandonnés et exclus de la République.
«Au moment où les Agaléens avaient besoin d’être réconfortés après le passage du cyclone Dumile qui les a durement éprouvés, ils ont été convoqués pour être insultés publiquement en tant que membres de l’Eglise catholique. M. Hervé Aimée les a interpellés à plusieurs reprises sur ce que l’Eglise n’aurait pas fait pour eux ni dans le passé ni actuellement», s’insurge-t-il.
Monseigneur Piat rappelle que la présence de l’Eglise catholique à Agalega date de plus de 150 ans et malgré tout son engagement, elle ne peut «en aucun cas se substituer à l’Etat».
«C’est à l’Etat qu’il revient de mettre en place les structures et les organisations de développement social et économique d’Agaléga car cette île fait partie intégrante de la République de Maurice. La Commission Vérité et Justice a souligné l’énorme travail qu’il faut faire à Agaléga et a fait appel à la collaboration entre l’Eglise et les pouvoirs publics. L’Eglise a amplement montré qu’elle est disposée à collaborer, mais elle ne peut en aucun cas se substituer à l’Etat», écrit le chef de l’évêque de Port-Louis.
Le ministre Hervé Aimée s’était rendu à Agalega pour une rencontre de médiation suite à une série de mouvement de protestation des habitants. Ces derniers reprochaient aux autorités de les avoir «abandonnés». Ce sentiment de frustration qui anime les Agaléens avait été amplifié par les dégâts causés par le cyclone Dumile.
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