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Merckx défend Armstrong
Malgré les multiples affaires de dopage et les sondages parus récemment, Eddy Merckx continue de défendre bec et ongles son sport et notamment Lance Armstrong.
Dans une interview accordée hier au quotidien sportif français L’Équipe, le champion belge soutient que le dopage existait déjà à son époque : “C’est malheureux mais pas nouveau”, affirme-t-il. “Depuis plus de trente ans, le cyclisme est une bête noire, une sorte d’exutoire pour l’ensemble de la presse. On peut bien sûr l’expliquer.”
Pour l’ancien quintuple vainqueur du Tour de France, le dopage est avant tout une affaire d’argent : “Il est d’ordre économique”, précise Eddy Merckx. “De nombreuses affaires sont orientées, les médias font de l’audience, les laboratoires, l’industrie pharmaceutique en tirent des profits conséquents, de la publicité. Le dopage rapporte. Et c’est un aspect dont il faut tenir compte. Ceux qui investissent dans des machines servant à contrôler veulent les faire tourner. Ne serait-ce que pour les rentabiliser.”
Idéaliser le cyclisme
Concernant Lance Armstrong, Merck reste fidèle à sa ligne de conduite depuis plusieurs années et se range une nouvelle fois du côté du Texan. “Je peux comprendre qu’un journaliste publie l’information, mais j’ai des doutes sur le labo”, affirme-t-il. “Et je m’interroge. Pourquoi Armstrong, seulement lui et pas les autres ? Pourquoi le cyclisme et pas les urines des footballeurs français de la Coupe du monde 1998 ?”
Interrogé sur la question de savoir s’il est possible de gagner le Tour de France sans se doper, Merckx n’a en effet aucun doute : “Je ne peux pas le démontrer scientifiquement, mais je veux croire qu’il est toujours possible, bien sûr, de gagner un grand Tour sans se doper. Si on pense le contraire, alors, mieux vaut arrêter le sport.”
Et l’ancien champion de conclure : “J’ai toujours idéalisé le cyclisme”, admet-il. “Je continuerai à le faire et, franchement, je ne crois pas qu’il soit menacé. Je veux y croire. À une époque où le sport encombre nos écrans de télévision, où le public aurait toutes les raisons d’être saturé, il y a toujours autant de monde sur le bord des routes, je reste donc optimiste.”
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