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Mauricio, l’art de la passé

11 août 2004, 20:00

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Trente-six ans, 17 ans au service de la sélection du Brésil, 520 sélections, quatre Jeux Olympiques, sept récompenses individuelles, une médaille d’or olympique et des titres à la pelle. Lui c’est Mauricio Lima, le passeur, l’artiste même, des Auriverdes archi favoris pour un deuxième sacre.

Quand on parle de la passe au niveau international, on ne peut faire sans Mauricio. Rien que par sa touche de balle, il vous sublime. La classe, c’est ce qui fait son charme. Contrairement à certains, il n’agresse pas le ballon. Il la caresse du bout des doigts et de rien, il en fait du caviar.

Le midas touch comme dirait l’autre. D’ailleurs, un expert en la matière, l’avait qualifié de “gracieux comme un danseur de ballet”. Il n’a pas tort. Car, Mauricio, du haut de ses 36 ans, en a vu des matches et en a fait des passes. Et le temps n’a eu aucun effet sur lui. Son second, Ricardo Garcia (29 ans et 1m 91), a toujours des difficultés pour l’écarter de la place de titulaire. Ce n’est pas parce que Ricardo est mauvais. Mais, tout simplement parce que Mauricio est excellent. Sauf blessure, Mauricio devrait tenir sa place pour une quatrième édition des Jeux Olympiques ce 15 août face à l’Australie.

Mauricio Lima entrera, alors, dans le panthéon des grands olympiens avec ces quatre Jeux Olympiques. Il ne sera pas le seul dans cette équipe du Brésil. Ancienne star, Giovane Gavio (34 ans) a, quant à lui, été peu à peu relégué sur le banc. Lors de la récente Ligue mondiale, il avait paru en forme et avait fait un retour dans le six de départ. Mais au Brésil où les joueurs de talent se bousculent à la porte des sélections, il sera difficile pour l’ailier de contrer la jeune vague. En revanche, pour Mauricio, ses 520 sélections et ses 36 ans jouent en sa faveur quand on est passeur.

Comme annoncé depuis le début de l’année, Mauricio mettra un terme à sa carrière après les Jeux d’Athènes. Une conclusion qui se veut être en or pour un passeur en or. En 1992, quand l’immense Marcel Negrao remportait l’or avec Giovanie Gavio et Mauricio Lima, ils étaient peu à parier que le Brésil tutoierait les sommets. C’est fait, le Brésil fait plus que voguer sur les sommets. Il les a apprivoisés. Et Mauricio est l’un des plus grands artisans de ce retour des Auriverdes.

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