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Maurice se fait entendre

24 septembre 2006, 00:00

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Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, s?est fait porte-parole des pays en voie de développement pendant une quinzaine de minutes vendredi, à New York. Il a profité de la plate-forme de la 61e assemblée générale des Nations unies pour égratigner « l?ancien pouvoir colonial » ayant gouverné Maurice sur le dossier Chagos. Auparavant, il a plaidé pour la présence permanente de l?Inde dans le conseil de sécurité, tout en déclarant « inacceptable » l?absence d?un État africain, sud-américain ou des Caraïbes au sein de ce conseil.

Fort de sa rencontre avec le président vénézuélien Hugo Chavez, le Premier ministre lui a quelque peu emboîté le pas dans le ton de son intervention, qualifiant la situation des Chagossiens de « déplacement honteux », tout en confrontant l?excision de l?archipel du territoire national aux résolutions de l?assemblée générale des Nations unies, concernant le démembrement des États colonisés.

<B>« Prolonger le dialogue »

« Nous faisons un appel une fois de plus au Royaume Uni pour prolonger le dialogue constructif de concert avec mon gouvernement dans le but de permettre à Maurice d?exercer sa souveraineté sur l?archipel des Chagos », a déclaré Navin Ramgoolam. Commentant le rôle perturbateur du terrorisme dans le développement global, il a aussi manifesté son impatience devant la réforme du conseil de sécurité, qui traîne depuis plus de 50 ans déjà, tout en regrettant la présence permanente de l?Inde, et un représentant africain, sud-américain et des Caraïbes.

Navin Ramgoolam a aussi profité de l?occasion pour égratigner le bilan négatif des Nations unies par rapport à la pauvreté. « Cette assemblée coïncide avec la fin de la première décennie pour l?éradication de la pauvreté 1997-2006. Les résultats, comme montrent les indices de Dévelop-pement humain, ont été bien en dessous des attentes. La pauvreté prolifère de génération en génération, surtout dans des pays de la région sub-saharienne. »

Citant l?exemple mauricien, le Premier ministre s?est aussi appesanti sur l?aspect social. « Nous recherchons l?interculturel, ce qui nous donne, à nous Mauriciens, une identité multiple et dynamique. C?est, nous pensons, la meilleure façon de construire une nation et de nous affirmer. Nous voulons croire que l?expérience mauricienne peut être vécue à l?échelle internationale et nous formulons des v?ux pour que le dialogue entre les hommes et les communautés et la communication entre les chefs d?États et de gouvernements aient enfin raison des désaccords qui rongent aujourd?hui le monde. »

Navin Ramgoolam sera de retour à Maurice au début du mois d?octobre. Le Premier ministre mettra le cap sur Bucarest, en Roumanie, où se tiendra jeudi et vendredi, le sommet de la francophonie. C?est ainsi qu?il conclura sa tournée internationale qui a vu la représentation de Maurice au sommet du mouvement des pays non-alignés, à l?assemblée générale des Nations unies et à la conférence sur la Clinton Initiative.

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