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Maurice, leader mondial en sucres spéciaux
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Maurice, leader mondial en sucres spéciaux
Dans la transformation de l?industrie sucrière mauricienne en celle de la canne, les sucres raffinés et spéciaux occupent une place privilégiée. Et les établissements sucriers investissent massivement dans des unités de raffinage afin d?apporter de la valeur ajoutée à leurs productions initiales.
● <B>Les types de sucre produits par l?industrie locale</B>
Il existe trois catégories de sucre qui sortent de nos usines : le roux, le blanc raffiné et les spéciaux. Le sucre roux est issu de la première cristallisation du jus de canne. Il est exporté en vrac, dans des cales de bateaux. Très exposé à l?environnement, ce stock peut contenir des impuretés, qui sont enlevées à la raffinerie de l?importateur.
Le sucre blanc raffiné est prêt pour la consommation. Afin d?éviter toute contamination, ce type de sucre doit être généralement transporté en sacs ou dans des bateaux industrialisés. Au point de débarquement, l?empaqueteur en prend possession pour la mise en sachet destinée à la vente au détail. Mais la majeure partie du volume est à usage industriel, par des entre-prises friandes de sucre telles que Coca-Cola, Cadbury et Nestlé.
Et la troisième catégorie : le sucre brun non raffiné qui obtiendra un traitement particulier pour ôter toute forme d?impureté, passant même sous des détecteurs de métaux. Il s?agit là de mettre les cristaux à l?abri de toute forme de contamination. Ce type de sucre s?adresse à la consommation directe.
● <B>Les variétés de sucres spéciaux exportés</B>
Nous sommes le leader mondial dans cette catégorie. Les autres pays dans ce créneau sont le Malawi et l?île de la Réunion.
L?industrie produit 19 types de sucre, qui sont regroupés dans deux catégories: les secs, où l?on retrouve le demerara (porte-drapeau) et les humides tel le muscovado. Ces variétés se distinguent dans la texture, la couleur, le goût, la composition des éléments voire la taille du cristal afin de satisfaire une clientèle variée.
Les exportations représentent 15 % de la production annuelle du pays. Nos clients sont l?Union européenne qui absorbe 80 % de la production. Cette quantité se retrouve dans le quota mauricien de 507 000 tonnes établi dans le Protocole sucre, bénéficiant d?un accès sans barrières tarifaires. Le reste est écoulé aux Etats-Unis et d?autres pays à travers le monde.
● <B> Les sucres spéciaux, l?avenir ? </B>
C?est un marché niche très difficile et qui se développe très lentement. Le potentiel est relativement modeste, quoi qu?il offre une valeur ajoutée supérieure aux sucres roux et blanc. Ici, nous ne parlons pas de centaines de milliers de tonnes, mais de dizaines de milliers. La croissance est lente. Ce n?est pas Maurice qui changera les habitudes alimentaires européennes, bien établies depuis des décennies.
Dans ce présent cas, nous ne pouvons pas nous avancer plus loin dans la démarche des questions qui touchent le commerce. Dévoiler aujourd?hui les revenus des sucres spéciaux équi-vaudraient à publier la formule si bien gardée de Coca-Cola...
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