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Maurice grignote du terrain
C’est un rude bras de fer que Maurice mène face à l’Union européenne (UE). Cette semaine, la représentante de l’UE à Maurice, Claudia Wiedey, a confirmé que le pays pourra s’attendre à recueillir Rs 1 milliard comme mesure d’accompagnement pour aider l’industrie sucrière à se restructurer après la baisse de 36 %, à terme, du prix garanti de son sucre sur le marché européen.
La partie est tellement serrée que Maurice ne se prive pas de se féliciter dès qu’un morceau de terrain est grignoté. Cette semaine, ce sont deux petits points remportés qui déclenchent l’appétit des négociateurs mauriciens, Rama Sithanen et Arvin Boolell en tête.
Maurice tient une ligne constante depuis l’annonce de la baisse du prix garanti. Comment le pays, qui exporte 38 % du quota garanti des pays Afrique-Caraibes-Pacifique vers l’Europe, peut-il recevoir seulement 15 % des mesures d’accompagnement européennes ?
Maurice a été partiellement entendue car le milliard de roupies que le pays recevra en guise de mesure d’accompagnement pour l’année 2007, représente en fait 17 % des dotations européennes pour les mesures d’accompagnement aux pays ACP.
Ces deux petits points ont certes été grignotés à la faveur du non-respect par trois pays ACP de certains critères imposés par l’UE. Mais peu importe, pour la partie mauricienne, la dynamique est bel et bien enclenchée. Il s’agit désormais de lutter pour que l’année suivante, la part des mesures d’accompagnement revenant à Maurice soit d’au moins 17 %. Pour cela, Maurice donne des gages de sa volonté de restructurer son économie et son industrie sucrière dans son plan multi-annuel de restructuration et le country strategy paper soumis à l’Union européenne. En espérant que ses efforts soient convaincants…
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