Publicité

Marromeu vise une production de 100 000 tonnes de sucre

7 novembre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Joseph Vaudin, Chief Executive de la sucrerie au Mozambique dément les informations selon lesquelles elle serait en difficulté. Au contraire, l?usine entame la dernière phase de son développement.

Elle s?apprête même à compléter son programme de développement aux champs comme à l?usine dans les mois à venir. Elle aura, alors, atteint la capacité de production fixée au départ du projet il y a cinq ans : 100 000 tonnes de sucre annuellement.

Joseph Vaudin, membre du conseil d?administration de la Compania de Sena et propriétaire d?usine, se veut rassurant après les informations qui ont été circulées sur de supposées difficultés de la sucrerie.

Une dépêche de l?Agence France Presse (AFP) semble être à l?origine de ce malentendu. Citant Anton De Waal, l?agence fait état d?une baisse de 60 % dans la vente du sucre de Marromeu au Mozambique à cause de l?importation en contrebande du sucre zimbabwéen.

L?information a été discutée au Conseil des ministres le 31 octobre. Dans son communiqué officiel, d?après une dépêche de l?AFP, le Cabinet déclare prendre note avec inquiétude de la situation difficile à laquelle est confrontée la sucrerie. Selon Joseph Vaudin, l?AFP a commis deux erreurs. D?une part, sa source, Anton de Waal, n?est pas le directeur de la sucrerie mais le Chief Executive du Distributor National Azucar (DNA), l?équivalent mozambicain du syndicat des sucres.

D?autre part, Anton de Waal a effectivement évoqué une baisse de 60 % des ventes de sucre, mais dans deux provinces seulement du Mozambique. De plus, ces deux Etats représentent moins de 10 % des ventes totales de sucre dans ce pays.

volume doublé en un an

«C?est vrai qu?au niveau commercial l?entrée illégale de sucre à travers les frontières est généralement un problème en Afrique. Au Mozambique, la situation est gérée avec l?aide des douanes et on s?assure que des actions sont prises là où entre le sucre illégalement», déclare Joseph Vaudin.

Il se dit satisfait que le volume de sucre vendu sur le marché mozambicain cette année a pratiquement doublé par rapport à 2002, passant de 64 700 à 110 300 tonnes.

«Ce n?est pas l?idéal, mais cela s?améliore de manière satisfaisante compte tenu des milliers de kilomètres de frontières à surveiller.» Selon lui, le potentiel du marché mozambicain se situe autour de 125 000 à 130 000 tonnes de sucre. Il reste donc encore une marge d?amélioration.

Le marché domestique est crucial pour les sucreries du Mozambique car le prix qu?ils obtiennent ? $ 370 la tonne ? est plus rémunérateur que celui du marché mondial et représente une importante source de revenus.

Le Mozambique produira 235 000 tonnes de sucre cette année. Outre les 110 300 tonnes écoulées sur le marché local, 13 000 tonnes sont exportées vers les Etats-Unis, autant vers la SADC et 9 000 tonnes vers l?Union européenne.

La sucrerie Marromeu poursuit et complète son programme d?augmentation de sa capacité de production. Elle produira 72 000 tonnes de sucre cette année et de ce volume près de 64 000 tonnes ont déjà été produites.

Dans l?entrecoupe, la sucrerie procèdera à l?installation d?équipements additionnels à l?usine pour accroître sa capacité de production. Après ces travaux, l?usine aura une capacité de broyage de 250 tonnes de cannes à l?heure contre 200 actuellement.

Avec cette ultime phase de développement, Marromeu atteindra l?an prochain son objectif initial qui est de produire 100 000 tonnes de sucre par an en moyenne. A titre de comparaison, l?ensemble de l?industrie sucrière mauricienne a produit 540 000 tonnes de sucre cette année.

Publicité