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Mario Armel assume sa part de féminité
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Mario Armel assume sa part de féminité
L?évolution est indéniable. En 1974 ? Mario Armel chantait déjà et le titre Fam canaille subissait les foudres de la censure. Objet du délit : l?auteur ne faisait pas mystère de son opinion sur les m?urs de « certaines » femmes. Vingt-neuf plus tard. Mario Armel s?est remarié à Patricia. Lui a écrit un texte à forte connotation féministe. Et l?a placée en ouverture de son nouvel album. Fam Ki Ca La Vie La, tel est le titre du dernier opus de Mario Armel. Produit par la maison de disques Meli Melo, cet album qui est sorti hier, est en vente à Rs 200.
« J?ai toujours fait de la musique fusion, il est donc normal que j?y ajoute de nouveaux ingrédients.» Après son Carri Posson si épicé qu?il s?est « mieux vendu à l?étranger qu?à Maurice, » Mario Armel remet le couvert pour une bonne dose de séga d?ambiance compatible avec la période de fin d?année. L?auteur en profite au passage pour mettre les mots : « Faudrait fam cozé, discute so droit, » dans la bouche de son épouse Patricia qui, délaissant les «simples » pirouettes de la danseuse épaulant son mari, passe à nouveau derrière le micro. Une expérience renouvelée après un essai concluant sur La différence, CD de trois titres sorti en 2001.
Dans le même esprit de retrouvailles Mario Armel s?est associé à Meera Mohun, qui fait du featuring sur Jané Chaman. Reprise d?une chanson extraite de la bande originale du film Goomam, avec Shammi Kapoor, Jané Chaman est une réminiscence musicale de l?adolescence de Mario Armel, un « vétéran » qui compte 32 ans de présence dans le monde de la chanson. « J?avais 12, 13 ans. Avec des copains, j?allais voir quatre films pour 25 sous au cinéma Novelty. »
A l?époque, l?ado se contente de fredonner Jané Chaman phonétiquement. L?homme, lui, ne fait pas les choses à moitié. « Pas capav rabaché. L?hindi est trop beau pour mériter cela. » Il s?attelle à la prononciation et à la compréhension du texte sérieusement. Son professeur : Meera Mohun, « une grande dame de la chanson. » Un visage familier de l?époque où gamin, Mario Armel vivait au Ward IV de Port-Louis. « Quand je lui ai proposé de collaborer avec moi, elle a tout de suite accepté, sa mem mo cado banané. »
Le mot est lâché. Banané est égal à l?ambiance. Pour que la fête soit belle, Mario Armel donne la chance à Alva Veeren, «le cousin de ma femme, » d?enregistrer sa première chanson : Froder Ti Pourri. Reynald Labonté ?autre vétéran qui figurait sur la compilation Nu l?heritaz, hommage aux chanteurs disparus ou ayant plus de trente ans de carrière- renoue lui aussi avec le support CD, grâce à Ti la caze lapaille.
Quid de Mario Armel en live ? A mots couverts, le chanteur nous donne rendez-vous pour le 17 décembre dans la cour de la municipalité de Port-Louis. « C?est une surprise. » Nous insistons. Il nous livre : «C?est une opération pour combattre le piratage. Avec d?autres artistes, dont Michel Legris et Ton Empeigne, nous serons en concert. Ce sera notre façon de faire de la conscientisation. Asté orizinal. »
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