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Marchands ambulants : Le lord-maire veut calmer le jeu
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Marchands ambulants : Le lord-maire veut calmer le jeu
La tension monte entre propriétaires de magasins et marchands ambulants. Ces derniers sont accusés de concurrence déloyale, surtout en cette période de fin d?année et plusieurs altercations ont déjà eu lieu. En réaction, la mairie de Port-Louis prend le parti de ?temporiser?. ?Il nous faut gérer cette situation tout en l?apaisant. Nous ne pouvons, en cette période de fêtes, priver des gens de leur source de revenus. Nous les laissons travailler pour le moment en leur demandant de faire preuve de citoyenneté?, explique le lord-maire, Reza Issack.
Cette requête laisse malheureusement nombre de marchands indifférents. Ainsi, quelques-uns d?entre eux, installés à la gare Victoria, en sont venus aux mains, lundi, avec les chauffeurs de taxi opérant à cet endroit. Les taxis leur reprochaient en effet de s?être installés sur l?aire qui leur est réservée, les empêchant de travailler. Il aura fallu la prompte intervention de la police pour ramener le calme.
Dans le but d?éviter tout dérapage durant les fêtes, la mairie de Port-Louis a identifié 11 sites, destinés à accueillir les marchands ambulants. Cette mesure semble cependant insuffisante devant le nombre toujours croissant de saisonniers chaque année. ?J?ai convoqué l?état-major de la police et nous avons élaboré un plan d?action pour éviter toute friction durant les fêtes?, dit Reza Issack.
Les marchands ambulants opérant à la rue Magon semblent donner davantage de soucis à la municipalité, mais aussi aux propriétaires des magasins qui s?estiment lésés. ?Des tentes ont été érigées par ces marchands pour vendre leurs produits, bloquant ainsi la voie publique dans cette partie de Port-Louis qui est très animée en ce moment?, note Reza Issack.
De leur côté, les principaux concernés expliquent n?avoir nulle part où aller et demandent à être régularisés. Une mesure que prévoit la municipalité de Port-Louis l?année prochaine. ?Que la municipalité fasse le nécessaire ! Cette période est très importante pour nous et il faut que nous puissions travailler en paix sans devoir en plus supporter ces marchands de rue?, déclaré le propriétaire d?un magasin de la capitale, visiblement irrité.
La municipalité a décidé de prendre le taureau par les cornes dès le mois de janvier. Ainsi, un recensement des marchands ambulants sera effectué pour, explique le lord-maire, mieux évaluer l?ampleur de la tâche mais aussi régulariser la situation des marchands ambulants. Les autorités prévoient également de ?couvrir? la rue du Pouce, de la Chaussée à la rue Labourdonnais en vue de réaliser un ?parcours commercial, artistique et touristique?. L?infrastructure qui sera érigée dans le cadre de projet, assure Reza Issack, ne négligera pas l?esthétisme du lieu.
Autre priorité de la municipalité en 2006 : la construction du Hawkers? Palace. Cet édifice changera d?ailleurs de nom et s?appellera désormais la Garden Tower. Cette décision a été prise lors d?une réunion présidée par le lord-maire en début de semaine. Alors que l?aire de stationnement initiale prévoyait une capacité d?accueil de 74 véhicules, le nouveau plan du parking, qui sera construit sur plusieurs étages pourra accueillir quelque 284 véhicules. De plus, un supermarché sera aménagé au rez-de-chaussée du bâtiment alors que cet emplacement devait initialement accueillir les marchands ambulants.
Toutefois, fait ressortir Reza Issack, le retard pris dans la réalisation de ce projet entraînera un delay cost de Rs 14 millions. ?Malgré ce delay cost et grâce aux modifications que nous avons apportées, ce projet coûtera Rs 20 millions de moins que prévu?, affirme pour sa part Reza Issack. La Garden Tower devrait être opérationnelle en juillet 2007.
PROTESTATION
<B>Les commerçants de Curepipe s?installent... dans la rue</B>
■ Les propriétaires de magasins de la gallerie Ian Pallach, à Curepipe, manifesteront leur mécontentement aujourd?hui contre les marchands ambulants. Ils descendront dans la rue pour vendre leurs produits. ?Nous n?en pouvons plus. Nous payons des taxes pour pouvoir travailler alors que ces marchands ambulants vendent sur le trottoir sans aucun permis. Nous voulons que cela cesse?, déclaré Raouf Hillahee, responsable du syndic regroupant les propriétaires de magasin de ce complexe commercial.
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